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Les trois suspects ont été déférés au parquet de Gap, ce jeudi, à 14h30.Les trois suspects ont été déférés au parquet de Gap, ce jeudi, à 14h30.

Veynes : nouvel épisode dans les suites de l’agression du barman

L’agression d’un serveur de l’Alexis Bar, à Veynes, sérieusement blessé à un oeil, n’en finit pas de connaître des rebondissements. Les trois auteurs présumés, qui ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès, le 9 octobre, devant le tribunal correctionnel de Gap, ont connu une troisième garde à vue ce dimanche. Un proche du barman a en effet déclaré avoir été menacé et frappé par les trois hommes, ce samedi soir. Les premiers éléments de l’enquête des gendarmes de Veynes semblent montrer qu’il s’agissait en fait d’une dénonciation mensongère. L’objectif aurait été de mettre un terme à leur contrôle judiciaire et d’entraîner leur incarcération…

« L’enquête est en cours », précise le procureur de la République, Raphaël Balland. « Elle est double. Elle porte à la fois sur la plainte pour violences et sur la plainte des mis en cause pour dénonciation mensongère. Il est encore trop tôt pour se prononcer. »

Me Philip, l’avocat des trois jeunes agresseurs présumés, confirme que ses clients ont déposé plainte à la suite de « fausses accusations ». Il n’est cependant pas intervenu lors de la garde à vue, faute d’avoir été appelé par ses clients. C’est la mère de l’un des mis en cause qui l’a contacté ce lundi.

Selon le procureur de la République, les trois jeunes Veynois ont été placés en garde à vue dimanche matin et cette mesure « a été levée en début d’après-midi ». Déjà placés en garde à vue à la suite des violences dont avait été victime Adrien, un employé de l’Alexis Bar dans la nuit du 12 au 13 septembre, les trois suspects avaient été remis en liberté, provoquant un tollé au sein de la population. Même le maire de Veynes, René Moreau, s’en était ému. Ils avaient de nouveau été interpellés jeudi dernier, et déférés au parquet de Gap. Le juge des libertés et de la détention n’avait cependant pas suivi les réquisitions du procureur, qui avait demandé leur placement sous mandat de dépôt, et les avait placés sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’entrer en relation entre eux et avec les victimes et de fréquenter les débits de boissons.


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