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Noema

Dévoluy : bientôt le plus puissant observatoire pour étudier le Big-Bang

23 Sep 2014 - 21:33
La première des six nouvelles antennes, actuellement en construction à Grenoble, sera opérationnelle d'ici la fin de l'année (photo Iram/CNRS).
La première des six nouvelles antennes, actuellement en construction à Grenoble, sera opérationnelle d’ici la fin de l’année (photo Iram/CNRS).

D’ici quatre à cinq ans, l’observatoire de radioastronomie millimétrique (Iram) du plateau de Bure, dans le Dévoluy, deviendra le plus puissant interféromètre de l’hémisphère Nord. Noema -le nom de ce projet- va voir le nombre d’antennes passer de six à douze sur le site (voir photomontage ci-dessus). Il permettra notamment aux astronomes d’observer les galaxies et les trous noirs aux confins de l’Univers mais aussi d’identifier des éléments clefs dans la formation des étoiles et des systèmes planétaires. La première des six antennes supplémentaires, actuellement en construction, a été inaugurée, ce lundi, au siège de l’Iram, près de Grenoble. Elle sera opérationnelle à la fin de l’année 2014. Une deuxième devrait être mise en service l’année prochaine.

La radioastronomie millimétrique joue un rôle essentiel dans l’astrophysique moderne : elle rend possible l’étude de l’origine et de l’évolution de l’Univers. Noema (NOrthern Extended Millimeter Array) appartient à une nouvelle génération de radiotélescopes. Grâce à six antennes supplémentaires de 15 mètres de diamètre chacune et à de nouveaux systèmes de réception d’une sensibilité extrême, Noema aura une précision dix fois meilleure que celle de l’observatoire actuel et offrira une résolution spatiale quatre fois plus fine que son prédécesseur. Pendant les observations, les antennes sont pointées vers une source céleste afin de combiner les différents signaux reçus. Grâce à cette technique, Noema obtiendra la résolution d’un télescope géant de 1600 mètres de diamètre, l’équivalent de l’écart maximum entre ses antennes.

Noema devrait apporter des réponses à quelques-unes des questions les plus fondamentales de l’astronomie moderne : comment se sont formées les toutes premières étoiles ? Comment les grandes structures de l’Univers ont-elles évolué pour aboutir aux galaxies géantes comme notre Voie lactée ? Ou comment se forment les systèmes planétaires ?

Noema, d’un budget total estimé à 45 millions d’euros, est conjointement financé par les partenaires qui ont fondé l’IRAM : le CNRS en France et la MPG (Max-Planck-Gesellschaft) en Allemagne.


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