Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
DP200 ans ROUTE NAPOLEON A4 Paysage BD

Les Hautes-Alpes à l’heure napoléonienne en 2015

Le programme du bicentenaire du retour de Napoléon de l'île d'Elbe a été présenté ce mardi à Paris. Photo CDT 05
Le programme du bicentenaire du retour de Napoléon de l’île d’Elbe a été présenté ce mardi à Paris. Photo CDT 05

Pour fêter le bicentenaire du retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe, les quatre départements traversés par la route empruntée par l’empereur (les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et l’Isère) s’associent en organisant une série d’événements en 2015. Ce programme a été présenté ce mardi à Paris.

En 1815, Napoléon, pressentant que la France lui est demeurée favorable, décide, poussé par la situation nationale et les menaces qui pèsent sur sa vie, de revenir sur le sol français et de reconquérir son trône. Débarquant le 1er mars 1815 à Golfe-Juan avec plus d’un millier d’hommes, Napoléon se dirige vers Grenoble par la route des Alpes afin d’éviter les populations royalistes de la vallée du Rhône.La traversée du Dauphiné est une suite d’accueils enthousiastes jusqu’à Laffrey. Là, attendent les troupes envoyées par le Louis XVIII pour l’arrêter. Les soldats se rallient à Napoléon et le précèdent dans sa marche triomphale vers Paris. La route Napoléon, créée en 1932, retrace le souvenir de cette épopée historique.

Napoléon dans les Hautes-Alpes

  • Le Poët : dans l’après-midi du 5 mars 1815, Napoléon traversa les quatre premiers villages des Hautes-Alpes (Le Poët, Upaix, Ventavon et Monêtier-Allemont), soulagé de voir la citadelle de Sisteron derrière lui… et l’accueil plus chaleureux du côté dauphinois. Au Poët, le maire lui offrira un verre de vin et une pomme. Une plaque commémorative a été installée au niveau du petit blanc près de l’église où Napoléon se serait assis.
  • Upaix-Rourebeau : le 5 mars, Napoléon est accueilli à Rourebeau, hameau d’Upaix, par son maire César de Saint-Genis, ancien officier. Il lui dit : « Je viens vous témoigner en même temps les regrets que nous avons éprouvés en perdant votre Majesté et la vive allégresse dont nos coeurs sont remplis en vous revoyant parmi nous, nous ramener nos droits et nos libertés ». Napoléon lui répond : « Je connais le bon esprit des Dauphinois, je suis tranquille depuis l’heure où j’ai mis le pied sur le territoire des Hautes-Alpes ».
  • Ventavon : après son passage dans l’après-midi du 5 mars sur le pont du Beynon et pour bloquer les troupes royalistes, Napoléon tenta de le faire disparaître. Celui-ci ne bougea pas d’un millimètre. La réaction de l’empereur ne se fit pas attendre, devant sa solidité, il s’adressa directement au pont : « Je t’aurais cru en or massif ». Entre Upaix et Ventavon, on peut encore voir le Pont du Beynon (1777) emprunté par Napoléon, au-dessous du pont actuel.
  • Monêtier-Allemont : afin d’éviter le Baron de Vitrolles, royaliste et ministre de Louis XVIII, Napoléon prend la direction de Monêtier-Allemont avant de rejoindre Gap dans la nuit. Il s’arrête au Relais-Postal pour changer les chevaux et se reposer au coin d’un feu.
  • La Saulce : là-bas, le 5 mars, les bourgeois marseillais partisans de Louis XVIII, ont voulu arrêter Napoléon mais ils ont subi une humiliation par les Gapençais, ralliés à l’empereur. Les sites historiques : l’artère principale du village a pris le nom « d’avenue Napoléon » ; le site des Piles à la sortie du village fut le lieu de la bataille entre partisans de Louis XVIII et partisans de Napoléon.
  • Tallard : le 5 mars 1815, Napoléon traverse le village. Un dessin d’un soldat napoléonien subsiste sur un mur de la chapelle Saint-Jean du château.
  • Gap : la nuit du 5 mars, Napoléon passe la nuit à Gap à l’Auberge Marchand, rue de Franc (une plaque commémorative s’y trouve aujourd’hui). Il quitte la ville par la porte Lignole, le pont de Burle, et le nouveau pont des Cordeliers construits en 1793.
  • La Fare-en-Champsaur : un des plus beaux grenadiers du bataillon sacré a disparu depuis le débarquement. On cherche vainement c une cause à son absence lorsque ce problème s’explique peu d’heures après le départ de Gap. Le 6 mars, non loin du berceau du connétable de Lesdiguières, tout à coup, la foule s’ouvre et laisse parvenir jusqu’aux pieds de l’empereur le déserteur portant dans ses bras un homme de 85 ans : c’était le père du grenadier qui avait voulu voir Napoléon avant de mourir.
  • Une gravure rappelant cette scène est conservée à la bibliothèque municipale d’études et du patrimoine de Grenoble, dessinée par Mars et gravée par Leclère. Un monument commémoratif ainsi qu’une plaque se trouvent au lieu-dit « Les Barraques ».
  • Saint-Bonnet : lundi 6 mars 1815, les habitants voyant le petit nombre de soldats dont l’empereur était entouré, proposent de faire sonner le tocsin pour réunir les villages afin de l’accompagner en masse. « Non, dit sa majesté, je voulais venir seul, me confiant aux bons sentiments des Français… Restez tranquilles chez vous. »
    Jean-Joseph Achard, maire de Saint-Bonnet, est le seul à ne pas suivre le mouvement, resté dans sa mairie, malgré les sollicitations d’un officier puis de deux émissaires de se rendre auprès de l’empereur. Il répond qu’en sa qualité de maire, il siège à la maison commune et que là doivent se rendre ceux qui avaient affaire à lui.
  • Le Noyer : Napoléon traverse le village le 6 mars 1815. La route Napoléon circule sur la commune du Noyer, traversant notamment le hameau de La Guinguette. Une plaque apposée sur l’une des maisons indique que l’empereur Napoléon s’y arrêta le 6 mars 1815.
  • Saint-Firmin : l’empereur traverse le village le 6 mars 1815.

Retrouvez tout le programme du bicentenaire dans les Hautes-Alpes sur Sortir – L’e-media 05

Pour connaître toute l’histoire de des refuges Napoléon, cliquez ici


+ Sur le même sujet...