Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
J Giraud F Daerden (4)

Train de nuit : des élus s’inquiètent du financement de l’entretien des voies

Le député Joël Giraud, Jean-Yves Petit, vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Francine Daerden, adjointe au maire de Briançon, ont fait part de leur inquiétude au sujet de l’avenir du train de nuit Paris-Briançon, ce jeudi, lors d’une conférence de presse organisée à Gap. « Il faut assurer l’entretien de cette ligne pour ne pas qu’on puisse prendre ce prétexte pour remettre en cause le train de nuit », estime M. Giraud.

Après une rencontre avec le cabinet d’Alain Vidalies, le député a interrogé le secrétaire d’Etat chargé des Transports le 25 novembre dernier à l’Assemblée nationale. Le ministre a confié une mission au député Philippe Duron (il avait déjà été chargé d’établir les priorités en matière d’infrastructures de transports, repoussant l’achèvement de l’A 51 au-delà de 2050) pour « proposer un avenir » pour les trains d’équilibre du territoire (TET, dont le train de nuit Paris-Briançon) « dans un contexte de contrainte budgétaire ». Son rapport est attendu « sous six mois ». En attendant les conclusions de cette commission, la convention liant l’Etat à la SNCF pour ces TET est « reconduite pour un an ». Le collectif briançonnais de défense des dessertes ferroviaires, récemment constitué, va écrire à M. Duron pour défendre l’importance du Paris-Briançon. « Nous souhaitons que les communes et les socioprofessionnels s’emparent de notre courrier pour adopter des motions à leur tour », explique Mme Daerden. « Nous souhaiterions aussi qu’un collectif voit le jour à Gap. Tout le monde a besoin du train de nuit. »

L’Etat veut que la Région finance 80% de la modernisation de l’infrastructure

Reste l’état de l’infrastructure. « Le mandat transmis par le Premier ministre au préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur le 20 novembre dernier permet la participation de l’Etat à la modernisation de la ligne des Alpes en vue de la régénération de la section Briançon – Mont-Dauphin et d’autres sections de l’étoile de Veynes », a indiqué M. Vidalies. « La participation des collectivités est désormais déterminantes pour pérenniser cette ligne, en cohérence avec le développement touristique et économique du Val de Durance. »

S’appuyant sur le poids des trafics régional (TER) et national (train de nuit), l’Etat considère que la région devrait abonder à hauteur de 80% les 22 millions d’euros qui devraient être inscrits au futur contrat de plan Etat-Région pour la rénovation de l’infrastructure. Dans le précédent contrat de plan, c’est l’Etat qui abondait ce chapitre à hauteur de 80%… Même si la participation de la Région « peut évoluer », selon Joël Giraud, « il faut arriver à peser pour se rapprocher de la répartition financière actuelle entre l’Etat et la Région, sinon on ne s’en sortira pas ».


+ Sur le même sujet...