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pompiers

Une première en France : un exercice mi-réel mi-virtuel pour les sapeurs-pompiers

10 Déc 2014 - 17:43

Quelques sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes, de Vendée et de Charentes ont testé pour la première fois une mise en situation hybride, mi-réelle, mi-virtuelle, ce mercredi après-midi, à côté du centre départemental d’incendie et de secours. Dans le cadre de leur formation, la douzaine de stagiaires avait à gérer un accident de la circulation impliquant deux voitures et un camion-citerne transportant du lait. Les deux voitures étaient bien là, sur le terrain. Quant au camion-citerne, il figurait sur un écran, grâce à logiciel simulant toutes sortes de situations. Comme sur une vraie intervention, la police et le Smur étaient aussi de la partie.

Les stagiaires devaient secourir trois blessés grave à bord des deux voitures : un incarcéré polytraumatisé, un éjecté polytraumatisé et autre victime souffrant d’un traumatisme crânien. A côté de cela, ils devaient aussi secourir le chauffeur du camion-citerne, roumain, ne parlant pas un mot de français, et inconscient, en plus de s’occuper du camion.

Le chef de groupe, le capitaine Antoine Gimenez, d’Aspres-sur-Buëch, coordonnait les secours et la difficulté pour ses hommes a été de prendre en compte l’aspect virtuel. « Le pompier de terrain a tendance a être aspiré par le réel », corrobore-t-il. Il faut dire que ce type d’exercice hybride était une première. « Jusqu’à présent, soit on s’entraînait sur du réel, soit sur du virtuel en salle, avec des diapositives », continue-t-il.

Cette méthode permet d’aborder concrètement des cas délicats, de grande ampleur, moins courants. « Avant, on demandait aux stagiaires d’imaginer qu’un camion s’était couché. Ca coûterait trop cher d’intégrer dans la scène un vrai camion-citerne, de faire venir des hélicoptères. Et puis on peut varier les scénarios, donner l’environnement complet d’une zone d’intervention », raconte le colonel Bedogni, en charge de la formation. « Enfin on passe au XXIe siècle en termes de formation, se réjouit le commandant Franck Dubois, ingénieur pédagogique à l’école d’application de sécurité civile. L’objectif de cet exercice est de travailler des compétences individuelles et collectives pour être plus efficace sur le terrain. »


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