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Pierre Bernard-Reymond, sénateur, Pierre-Yves Motte, président de la chambre d'agriculture, Pierre Besnard, préfet, Joël Giraud, député, et Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général, entourent Gilbert Tavan, président de la FDSIGE, qui fédère une grande partie des Asa haut-alpines.Pierre Bernard-Reymond, sénateur, Pierre-Yves Motte, président de la chambre d'agriculture, Pierre Besnard, préfet, Joël Giraud, député, et Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général, entourent Gilbert Tavan, président de la FDSIGE, qui fédère une grande partie des Asa haut-alpines.

Eau : « Ma priorité, c’est qu’il y ait une irrigation cet été », assure le préfet

Pierre Bernard-Reymond, sénateur, Pierre-Yves Motte, président de la chambre d'agriculture, Pierre Besnard, préfet, Joël Giraud, député, et Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général, entourent Gilbert Tavan, président de la FDSIGE, qui fédère une grande partie des Asa haut-alpines.
Pierre Bernard-Reymond, sénateur, Pierre-Yves Motte, président de la chambre d’agriculture, Pierre Besnard, préfet, Joël Giraud, député, et Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général, entourent Gilbert Tavan, président de la FDSIGE, qui fédère une grande partie des Asa haut-alpines.

« C’est une loi de 1984 qui a fixé les débits réservés. Je m’étonne que, 30 ans après, on n’ait pas avancé » : le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard, n’a pas mâché ses mots, ce jeudi, devant les Asa (associations syndicales autorisées) du département, réunies à Gap pour l’assemblée générale de la FDSIGE (Fédération départementale des structures d’irrigation et de gestion de l’eau). Il a aussi épinglé un « monde de l’eau impitoyable. Pendant des années, il y a plutôt eu des guerres entre Asa plutôt qu’une volonté d’avancer ensemble. » Ces rappels étant faits, M. Besnard a souligné que sa « priorité, c’est qu’il y ait une irrigation cet été. Ma priorité, c’est l’agriculture avant un loisir, même si je vais avoir des soucis avec les pêcheurs. » Il a également annoncé la visite dans les Hautes-Alpes du directeur général de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, le 6 juin prochain.

Pour le préfet, « à moyen terme, il y a certainement des spécificités à trouver. Le Buëch, c’est un système très à part, quasi-méditerranéen en montagne. Cela passera par la loi ou par un décret. Le plus simple serait la loi, pour que ce soit gravé dans le marbre. » Mais, d’ici là, il y a « l’immédiat », et Pierre Besnard a martelé qu’il est « là pour faire appliquer la loi ». Pour autant, le représentant de l’Etat entend avoir « une vision assez large des moyens que me donne la loi ». En d’autres termes, il entend accorder des dérogations en ayant « une vision assez lâche de la sécheresse, quitte à être attaqué par les pêcheurs. Je n’oublie pas que l’agriculture, c’est la deuxième force économique du département, et il faut tout mettre en place pour ne pas déséquilibrer ce secteur ». Et, dans ce cadre, « la priorité, c’est le Buëch ».

De nombreux irrigants étaient présents à l'assemblée générale de la FDSIGE, qui fête ses dix ans cette année.
De nombreux irrigants étaient présents à l’assemblée générale de la FDSIGE, qui fête ses dix ans cette année.

Auparavant, Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général, Pierre Bernard-Reymond, sénateur, et Joël Giraud, député, avaient tour à tour mis en avant la nécessité d’avoir une approche différenciée des règles en fonction des spécificités montagnardes. M. Bernard-Reymond a cependant estimé que « nous devons accepter une évolution dans notre façon d’utiliser l’eau ». M. Giraud a pour sa part annoncé qu’il interrogerait la nouvelle ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, le 6 mai à l’Assemblée nationale sur les débits réservés et l’irrigation gravitaire. « C’est un combat légitime », a estimé le député. « Nous avons des rivières qui ont parfois de grosses colères, mais qui peuvent aussi être sèches. »


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