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Karine Berger

Karine Berger à l’origine de contre-propositions au plan Valls

Alors que le plan de réduction des dépenses publiques -50 milliards d’euros entre 2015 et 2017- présenté par le Premier ministre Manuel Valls est en passe de créer un clash au sein du PS, la députée des Hautes-Alpes Karine Berger a pris l’initiative de travailler, avec quelques uns de ses collègues socialistes de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur des scénarios alternatifs. Selon Le Monde, les propositions de ces députés, élaborées pendant le week-end pascal, ont été transmises, ce lundi, au président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, et à la nouvelle rapporteure générale du budget, Valérie Rabault, une proche de Karine Berger avec laquelle elle avait publié un livre. Mme Rabault doit être reçue mardi, avec M. Le Roux, par le Premier ministre pour lui faire part de ses analyses.

Les conclusions de ces députés sont résumées dans une note de 4 pages rédigée par Karine Berger. Leur position est bien d’atteindre l’objectif de réduction du déficit public structurel fixé par Manuel Valls (28 milliards d’euros), mais sans procéder au gel des prestations sociales et à celui du point d’indice de la fonction publique, ni toucher au pouvoir d’achat.

Trois scénarios sont proposés au gouvernement par Mme Berger, selon Le Monde.

  • Le premier consiste à appliquer le pacte de responsabilité pour les très petites entreprises, les petites et moyennes, et celles de taille intermédiaire dès 2015, mais de décaler à 2016 son application dans les grands groupes. Cela dégagerait 3 milliards d’euros en 2015 et permettrait ainsi d’éviter le gel des prestations sociales.
  • Le deuxième consiste à bloquer l’évolution de certaines dépenses fiscales, en visant à plafonner le crédit impôt recherche à son niveau de 2014. Cela permettrait d’abandonner le gel des prestations sociales et d’augmenter de 1 % le point d’indice de la fonction publique en 2015.
  • Le troisième ramène la réduction de la fiscalité des entreprises de 38 à 33 milliards d’euros en engageant un plan de lutte contre l’optimisation et la fraude fiscales. Cela permettrait d’atteindre les objectifs du scénario 2, mais aussi de préserver la capacité d’investissement des collectivités locales de 2 milliards et de réduire l’impôt sur le revenu du même montant.

Karine Berger suivra les suites de ses propositions depuis le Liban, où elle part ce mardi dans le cadre du groupe d’amitié France-Liban. Elle en reviendra dimanche prochain.


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