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centre de simulation en santé

Hôpital : le personnel urgentiste s’entraîne dans un centre de simulation (vidéo)

Les formateurs préparent le mannequin avant la mise en pratique par les médecins formés.
Les formateurs préparent le mannequin avant la mise en pratique par les médecins formés.

Il parle, tousse, respire, peut être piqué, intubé, se voir administrer des médicaments. Ce n’est pourtant pas un patient classique. Il s’agit d’un mannequin haute fidélité sur lequel s’entraîne le personnel médical confronté à l’urgence : personnel de santé du Chicas (centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud), libéral, personnel administratif, pompiers…

Ce lundi, le Cesu (centre d’enseignement des soins d’urgence) accueillait des médecins correspondants du Samu. Ils sont 24 médecins généralistes dans les Hautes-Alpes à intervenir dans les cas d’urgence vitale en attendant l’arrivée du Smur, et exercent à plus de 30 minutes d’un hôpital. Leur rôle est prépondérant dans la mesure où « dans des cas d’urgences vitales, tout se joue dans la première heure », rappelle le Dr Dominique Monnin, chef du pôle soins critiques au Chicas. Or, en moyenne, les médecins correspondants du Samu travaillent 40 minutes sans Smur dans les Hautes-Alpes, département aux conditions climatiques, topographiques et routières particulières.

Derrière la vitre sans teint, les formateurs activent le mannequin selon le scénario préétabli et observent la manière dont les médecins réagissent.
Derrière la vitre sans tain, les formateurs activent le mannequin selon le scénario préétabli et observent la manière dont les médecins réagissent.

Grâce au centre de simulation en santé ouvert en février dernier dans les locaux de l’hôpital de Gap, ces médecins peuvent s’exercer sur ce mannequin et apprendre de leurs erreurs. Ce lundi, ils avaient affaire à des cas de coma et traumatisme sévère. Avant d’intervenir, les médecins sont briefés à la fois sur le fonctionnement du mannequin et sur le cas qu’ils vont devoir traiter. Derrière une vitre sans tain, les formateurs, selon le scénario préétabli, font fonctionner le mannequin et observent la manière dont les médecins gèrent la situation. A l’issue de ce cas pratique simulé, ils sont débriefés.

A vrai dire, ce sont plutôt les hôpitaux universitaires qui sont dotés de ce genre d’équipement et le Dr Marie-Annick Hidoux, médecin urgentiste et directrice médicale du Cesu, mesure la chance qu’a le Chicas de disposer de cet espace. « Avant, on avait un système de compagnonnage. Il existe toujours, mais le centre de simulation est un plus indéniable », insiste le Dr Dominique Monnier. « C’est comme un simulateur de vol, mais pour les professionnels de santé », résume un médecin généraliste venu se former.

Le mannequin haute fidélité a fait son entrée au Chicas il y a un an. Mais les séances de travail n’étaient pas optimales car il n’y avait pas d’espace dédié. Désormais, le Cesu dispose de deux salles : la première pour le briefing, débriefing et l’observation de la séance par le reste du groupe ; la seconde, dans laquelle se trouve le mannequin et la régie derrière la vitre sans tain, pour la mise en pratique. Les installations techniques et audiovisuelles de cet espace ont nécessité un investissement de 45.000€.

Vincent Crombez, infirmier cadre et formateur, annonce que l’objectif, d’ici l’année prochaine, est de pouvoir organiser des séances de travail en extérieur, par exemple pour simuler un cas de personne incarcérée dans une voiture.

Visite au centre de simulation en santé du… par lemedia05


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