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Roger Didier et Boris Perdigon

Gap : les projets que le maire a dévoilés aux chefs d’entreprises

Le maire de Gap, Roger Didier, était l’invité de l’Union pour l’entreprise des Hautes-Alpes (UPE) ce jeudi soir pour aborder diverses thématiques économiques qui tiennent à cœur aux chefs d’entreprise. Voici ce qu’il a annoncé :

  • La rocade : l’Etat cherche comment financer les 33% de la première tranche alors qu’il comptait initialement sur le produit de l’écotaxe, qui a été suspendue. Le maire va recevoir les responsables de la Dréal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), maître d’ouvrage, jeudi. « Je ne désespère pas de voir ces travaux réalisés à temps », confie-t-il.
  • Les « barreaux » : « Il y a un barreau manquant inscrit dans mon programme, reliant la caserne des pompiers à la route des Prés jusqu’au théâtre pour décongestionner l’avenue Jean-Jaurès. Le projet est programmé pour 2018-2019 et sera doublé d’une piste cyclable. »
  • Vapincum : « Un beau projet devait voir le jour ; il est en difficulté quant à sa commercialisation. Le programme immobilier devait comporter un parking souterrain, des commerces et des logements. D’un autre côté, il y a le projet de rénovation de la gare qui doit comprendre en outre la création d’un parvis et d’un pôle multimodal pour 7 millions d’euros. J’essaie de le faire inscrire au contrat de plan Etat-Région 2014-2020. Je ne souhaite pas que la participation de la Ville excède 7 à 8% », annonce Roger Didier.
  • Le « Carré de l’Imprimerie » : « L’objectif est de raser le pâté de maisons entre les rues Pasteur, Bon-Hôtel, Centre et de l’Imprimerie. On maîtrise environ 60% du patrimoine concerné. L’EPFR (établissement public foncier régional) a racheté les locaux du diocèse et de l’Appase. Le projet prévoit des espaces commerciaux supplémentaires en rez-de-chaussée, avec la présence d’activités médicales et paramédicales, les deux cinémas. On peut envisager l’installation d’activités de terroir et une nouvelle rue pour la chapelle des Pénitents. Il y aura aussi entre 100 et 110 logements à même d’accueillir des familles, avec une forte mixité sociale. L’accès au parking se fera par la rue Pasteur. »
  • Les arrêts minute à décompte : la Ville a mis en place des arrêts minute à décompte place de la République, avenue Jean-Jaurès, rue Pasteur… Une fois le temps dépassé, un message est envoyé aux policiers municipaux chargés de verbaliser le véhicule en question. La Ville aimerait étendre le procédé mais se trouve confrontée à un problème : le manque de personnel municipal pour y faire face. « Il existe 81 arrêts minute traditionnels. Imaginez si je les transforme tous ! » Le maire étudie la possibilité de mettre en place la vidéoverbalisation. « Une caméra flashe la plaque d’immatriculation et entame le décompte. S’il est dépassé, le véhicule est automatiquement verbalisé. »
  • La navette électrique de l’avenue de Provence : la phase d’expérimentation est terminée pour cette navette reliant le stade nautique à Porte-Colombe en 10 minutes, en empruntant la piste cyclable. « Je suis étonné qu’on n’ait pas eu plus de monde : 170 passagers par jour. Je m’étais basé sur 400. Sur cet axe, il y a déjà beaucoup de service. Les gens n’ont pas quitté les bus traditionnels. On réfléchit. Une décision devrait être prise en septembre-octobre. » La solution pourrait être de proposer moins de service sur la ligne traditionnelle au profit de la navette.
  • Micropolis 2 : « Micropolis a besoin de plus d’espace. Soit on crée une nouvelle zone, soit on regarde s’il y a du potentiel autour de la zone existante. » Le maire penche plutôt pour la deuxième solution et semble s’intéresser au terrain de près d’un hectare occupé par les archers.
  • La fibre optique : M. Spagnou, le repreneur de l’entreprise ARD, dénonce des tarifs « délirants » demandés aux entreprises pour l’accès à la fibre optique. Roger Didier en est bien conscient et estime qu’Orange « privilégie les particuliers. Je fais le forcing pour les convaincre de baisser les tarifs ».
  • Le tourisme : « Gap est une ville de passage. Il faut inverser la tendance et se doter d’infrastructures nouvelles. » L’élu compte sur son projet de création d’un plan d’eau. « J’ai le lieu, ne me demandez pas où il sera, la surface, 7 ha, le coût. Cela pourrait être un élément fixant du tourisme d’été avec le confortement des hôtels existants et le développement de l’hôtellerie de plein air. Il faut aussi poursuivre l’embellissement de la ville et rendre le boulevard Pompidou agréable. En centre-ville, il faut monter en gamme en termes d’animations, comme ce qui s’est passé avec Tous dehors avec plein de monde sur les places, à la Pépinière et à Charance. Il faut le cultiver. On me le demande souvent : oui, il y aura bien une exposition en centre-ville d’œuvres d’un artiste, comme l’année dernière. »
  • Gap-Bayard : « On en a fait un golf social, démocratique. Faut-il attirer un autre type de clientèle, en confortant l’existante, avec des infrastructures supplémentaires ? On est en échec pour le moment. » Le maire aimerait acquérir le terrain appartenant à la famille Garcin (pompe à essence désaffectée) au bord de la route Napoléon et espère en faire « une maison du terroir, avec l’accueil du golf, du ski de fond, de l’équitation… afin de rendre le plateau plus visible ».


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