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Une nouvelle enquête publique est en cours pour le projet de rocade de Gap, pour ce qui concerne la loi sur l'eau.Une nouvelle enquête publique est en cours pour le projet de rocade de Gap, pour ce qui concerne la loi sur l'eau.

Gap : « Pour la rocade, l’année 2014, c’est mort ! » (Roger Didier)

Roger Didier a révélé, lors du conseil municipal de ce vendredi soir, que la Dreal (Direction régionale de l’équipement, de l’aménagement et du logement), maître d’ouvrage de la rocade de Gap, avait demandé à la Ville « un portage financier de 70.000€ pour payer des travaux de dévoiement que l’Etat ne peut pas payer ». Il a aussi indiqué avoir proposé « qu’on engage les travaux avec les sommes accordées par les collectivités locales, mais la Dreal a refusé. Nous sommes victimes d’un tarissement des crédits de l’Etat. » Karine Berger l’a justifié par la nécessité de « changer le système aberrant de l’écotaxe qui avait été créé par le précédent gouvernement », mais a considéré que la mise en place du nouveau « péage de transit poids-lourd » pouvait permettre d’engager le chantier au second semestre, « car la rocade de Gap est l’un des deux dossiers absolument prioritaires de la Région ».

« Je reste très prudent », a répondu M. Didier. « L’écotaxe était basée sur un réseau de 11.000 km de routes, le nouveau dispositif porte sur 4000 km. Je ne sais pas si les financements seront suffisants. Soyons prudents. Pour la rocade, l’année 2014, c’est mort ! »

Le conflit avec le Canal de Gap

Interrogé par Karine Berger sur « la difficulté à trouver un accord avec le Canal de Gap » pour l’exploitation de la nappe de Choulières, le maire, Roger Didier, a déclaré qu’il ne « désespérait pas que l’eau de la nappe de Choulières arrive au robinet des Gapençais avant la fin du mandat ». S’agissant des « relations avec le Canal de Gap, elles sont relativement simples. Nous sommes liés par une convention qui se terminera en 2049. Nous avons toujours besoin du Canal mais pas dans les mêmes conditions. Aujourd’hui, nous devons payer 240.000€ par an quelle que soit notre consommation. Je ne peux pas accepter de payer cela et de payer en même temps un adducteur spécifique pour amener cette eau dans un réservoir de 15.000m3, qui serait plus limité que celui des Jaussauds. Nous ne voulons pas payer deux fois l’eau que nous vendrait le Canal de Gap. Je ne veux plus de cette épée de Damoclès au-dessus de nous si nous adhérons au Sienad (Syndicat intercommunal d’exploitation de la nappe alluviale du Drac). »


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