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Rythmes scolaires (8)

Gap : voici le détail des horaires qui s’appliqueront dans les écoles à la rentrée

Le maire de Gap, Roger Didier, a dévoilé, ce vendredi matin, le dispositif qui sera mis en place à la rentrée de septembre dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Tout en rappelant ses critiques sur la mise en œuvre de cette réforme, M. Didier a indiqué que « nous ne nous mettrons pas dans l’illégalité. Nous allons nous efforcer de perturber le moins possible les habitudes des parents. »

LES NOUVEAUX HORAIRES POUR LES ECOLES DE GAP A LA RENTREE 2014
7h45-8h30 8h30-12h 12h-14h 14h-15h45 15h45-16h 16h-16h45 16h45-18h
lundi Garderie Ecole Pause Ecole Récréation Act. périscol. Etude ou garderie
mardi Pause Ecole Récréation Act. périscol. Etude ou garderie
mercredi Pause de 12h à 13h30 Départ pour les centres de loisirs (ASLH) pour les inscrits
jeudi Pause Ecole Récréation Act. périscol. Etude ou garderie
vendredi 14h-15h15 15h15-15h30 15h30-16h15 16h15-18h
Pause Ecole Récréation Act. périscol. Etude ou garderie

Dès la rentrée de septembre, la dépose des enfants pourra se faire dès 7h45, comme c’était déjà le cas. La classe débutera ensuite à 8h30 pour s’achever à 12h. La pause méridienne aura lieu de 12h à 14h, avec la possibilité de prendre le repas à la cantine, tous les jours, du lundi au vendredi, mercredi compris. 2000 des 3200 écoliers de Gap bénéficieront de la restauration scolaire les lundi, mardi, jeudi et vendredi, et environ 800 sont inscrits le mercredi. Par ailleurs, un transport gratuit sera assuré le mercredi après-midi vers les centres de loisirs municipaux après la pause méridienne de 12h à 13h30.

L’après-midi, la classe aura lieu de 14h à 15h45 les lundi, mardi et jeudi, et jusqu’à 15h15 le vendredi. « Nous avons demandé au Directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen) un meilleur équilibre entre les quatre jours de la semaine, mais il a maintenu l’horaire du vendredi », regrette Roger Didier. A l’issue de la classe, il y aura une récréation de 15 minutes, puis des activités seront proposées gratuitement aux familles pendant trois quarts d’heure, avant 2h15 à 2h45 d’étude (pour les primaires) ou de garderie (pour les maternelles). « Les parents auront plusieurs possibilités pour récupérer leurs enfants : entre 15h45 et 16h (15h15 et 15h30 le vendredi), à 16h45 (16h15 le vendredi) ou à 18h, à l’issue de l’étude ou de la garderie », détaille le maire de Gap. François Daroux, premier adjoint en charge de l’Education, souligne au passage que « la Ville de Gap est l’une des rares en France à proposer des études surveillées par des étudiants ou des enseignants. Ce n’est pas une obligation, mais nous avons décidé de les maintenir. C’est un effort supplémentaire pour la Ville de Gap, et nous aurions très bien pu y renoncer. »

Quid des activités périscolaires ?

Le dispositif s’articulera en deux temps. Une période transitoire est prévue jusqu’aux vacances de la Toussaint, le 18 octobre. Un « temps libre organisé » (activités de jeux, de relaxation…) sera proposé aux enfants de 16h à 16h45 (15h30 à 16h15 le vendredi) et encadré par le personnel municipal. Suivront l’étude ou la garderie jusqu’à 18h. A la rentrée des vacances de la Toussaint, « toutes les activités périscolaires possibles seront proposées en adéquation avec les projets approuvés par les conseils d’école. Pendant la période transitoire, le coordonnateur des rythmes scolaires, que nous avons recruté il y a deux semaines, va travailler sur le projet éducatif territorial, en concertation avec les écoles », explique M. Didier.

Pourquoi cette phase transitoire jusqu’à la Toussaint ? « Nous ne savons pas, à ce jour, dans quelle proportion les enfants suivront les activités périscolaires, qui, je le rappelle, ne sont pas obligatoires », indique le maire. « Je vais adresser aujourd’hui une lettre à tous les parents avec un questionnaire pour connaître leurs intentions sur l’heure de dépose des enfants le matin, sur leur désir d’inscrire ou non leurs enfants aux activités périscolaires, puis à l’étude ou à la garderie, pour affiner les choses. De toute façon, il faudra de petites retouches successives pour affiner ce dispositif. »

Par qui seront assurées les activités périscolaires ? La Ville de Gap assurait déjà un certain nombre d’activités, dans le temps scolaire, que ce soit dans les écoles ou sur d’autres sites (piscines, ludothèque-CMCL, médiathèque, Charance…). « Nous faisions du périscolaire sans le savoir », sourit Roger Didier. « Ce sont plus de 15.000 heures par an que nous mettions à disposition des élèves de Gap, du public comme du privé. Le problème, c’est que les activités se faisaient dans le cadre du temps scolaire. » A compter de la rentrée de septembre, il sera donc mis un terme à ces activités dans le cadre scolaire pour que les agents municipaux, et notamment les éducateurs, puissent assurer les activités périscolaires. Pour la natation, qui est une matière obligatoire en primaire, la Ville continuera de les accueillir dans les deux piscines de Gap et assurera la surveillance des bassins pendant les activités, mais il n’y aura plus de moniteur mis à disposition. Les cours de natation devront donc être assurés par les enseignants. « Aujourd’hui, on nous demande de maintenir les moniteurs, mais ça ne peut pas être la double peine pour nous », commente François Daroux. « Nous n’avions aucune obligation pour cela. Nous donnions un plus avec un moniteur. Ce ne sera plus le cas dans le temps scolaire. »

Certaines associations, qui proposaient déjà des activités dans le cadre scolaire, seront aussi intégrées dans le dispositif, à l’image de la Maison de l’Europe. « Si besoin, nous ferons appel à d’autres associations, mais il nous faut d’abord affiner les choses, car, j’insiste, nous ne connaissons pas la proportion d’enfants qui suivront les activités périscolaires », indique Roger Didier.

Les activités périscolaires auront lieu en classe, pour un certain nombre d’entre elles, ou sur d’autres sites municipaux (médiathèque, CMCL, Charance, piscines…). « Certaines activités pourront déborder sur le temps d’étude ou de garderie », annonce le maire de Gap. « Bien évidemment, cela s’adaptera à l’activité ou au temps de s’y rendre. S’il faut aller à la médiathèque ou à Charance, on ne va évidemment pas limiter l’activité à 45 minutes ! »

Quel coût ? Du fait de cette réorganisation d’activités en grande partie existantes, le surcoût devrait être moins élevé que les 960.000 € annoncés initialement par la municipalité. La Ville devrait bénéficier d’une aide de l’Etat de l’ordre de 160.000 € (50€ par enfant scolarisé) et espère aussi une aide de la Caisse d’allocations familiales (53€ par enfant bénéficiant des activités périscolaires, sous réserve du respect des critères d’encadrement de la Caf). Il n’y aura donc ni réduction des investissements de la Ville, ni participation financière demandée aux parents, reconnaît le maire de Gap, qui, lors de la consultation initiée en mai dernier, avait demandé aux parents sondés d’opter pour l’une ou l’autre des solutions. « Les parents ne paieront que ce qu’ils payaient déjà. Pour autant, les petits Gapençais ne seront pas gagnants dans cette affaire. Au bout du compte, les familles ne retrouveront peut-être pas le niveau de service qu’ils avaient aujourd’hui », déplore Roger Didier.

De plus, cela se traduira par « un bouleversement pour nos éducateurs, qui n’auront plus d’activités le matin et qui devront les assurer l’après-midi. On risque aussi d’avoir une embolie au niveau de nos équipements (piscines, gymnases…) le mercredi après-midi, car il n’y aura plus de possibilités le mercredi matin. Mais il n’est pas envisageable d’ajouter des équipements dans ces conditions. »


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