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Forte mobilisation à Eygliers, où les élus (dont le maire de Guillestre) étaient ceints de leur écharpe tricolore.Forte mobilisation à Eygliers, où les élus (dont le maire de Guillestre) étaient ceints de leur écharpe tricolore.

Plusieurs dizaines de personnes mobilisées pour défendre le train de nuit

4 Jan 2015 - 9:46

Plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreux élus, se sont mobilisés, ce samedi soir, pour une opération de sensibilisation à la nécessité du maintien du train de nuit Paris-Briançon. Des rassemblements étaient prévus à Briançon, L’Argentière-la-Bessée, Eygliers (Mont-Dauphin – Guillestre) et Embrun, et un mouvement est venu s’ajouter à Gap à l’initiative de Jean-Claude Eyraud, conseiller municipal d’opposition (Gauche – Tous capables).

Ces rassemblements, organisés sous la forme d’aubades, parfois avec une distribution de vin chaud, étaient destinés à sensibiliser les usagers du train de nuit et la population aux dangers qui semblent peser sur cette desserte vers Paris. Des élus de toutes tendances se sont retrouvés lors de ces initiatives : Gérard Fromm (PS) à Briançon, Joël Giraud (PRG) à Briançon et Eygliers, Bernard Leterrier (EELV) à Eygliers, Chantal Eyméoud (UDI) à Embrun… La fédération 05 du PCF soutenait également ces rassemblements : « Malgré les affirmations de la SNCF, les plus vives inquiétudes réapparaissent au sujet du train de nuit Paris-Briançon. Notre ligne est précieuse pour les Haut-Alpins, mais aussi vitale pour notre économie puisqu’elle dessert les stations de skis. Moins de trains, moins de tourisme ! »

Le train de nuit Paris-Briançon, qui transporte 116.000 voyageurs par an, est un « train d’équilibre du territoire », c’est-à-dire que son fonctionnement est subventionné par l’Etat. La convention entre l’Etat et la SNCF a été prolongée d’un an, en attendant les conclusions d’une mission confiée au député Philippe Duron par le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Un collectif « Sauvons le train ! » s’est constitué pour déplorer la « dégradation de la qualité et du modèle économique des trains de nuit» et pour obtenir le déblocage des fonds nécessaires aux travaux de régénération de la voie ferrée. Les nouvelles motrices annoncées n’ont pas été mises en service par la SNCF, et il n’y a plus de réservations possibles pour les groupes !

Jean-Claude Eyraud a saisi le maire de Gap, Roger Didier, en proposant l’organisation « d’une réunion publique afin de mobiliser les citoyens et décider d’actions d’envergures pour défendre et développer la ligne de Val de Durance et son train de nuit ».

Une pétition en ligne destinée à la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a déjà réuni plus de 1500 signatures.


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