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Georges Wolinski Briançon

Georges Wolinski avait commencé à dessiner à Briançon

7 Jan 2015 - 15:56


Le dessinateur Georges Wolinski, assassiné ce mercredi matin à Paris, dans l’attentat qui a visé le journal satirique Charlie Hebdo, avait commencé à dessiner à Briançon, à la fin des années 40. Natif de Tunis, où son père, juif polonais, s’était réfugié avant d’être assassiné, en 1936, par un de ses employés, Wolinski a en effet rejoint sa mère à Briançon en 1948, alors qu’il a 14 ans. Celle-ci, tuberculeuse, était venue s’y faire soigner à la fin des années 30 et s’y était même remariée avec l’intendant d’un sanatorium. Georges Wolinski était resté environ cinq ans à Briançon, avant que sa mère et son beau-père ne s’installent dans la région parisienne.

Dans ses témoignages, il n’avait pas vraiment gardé de bons souvenirs de Briançon. «Les Alpes dans les années 40-50, c’était quelque chose : les femmes étaient habillées de noir, avait-il expliqué à un journaliste. Elles avaient des goitres. J’ai connu ces montagnes très sombres avec des gens très arriérés.» Il lit donc beaucoup de livres et commence également à dessiner. Des bateaux, des canons, des pirates, puis des pendus. Il illustre aussi le journal du lycée d’altitude, Le Potache libéré.

Il découvre aussi l’amour dans les bras d’une jeune malade au sanatorium. Sa seconde femme, Maryse, écrit ainsi dans le livre, Georges, si tu savais…, que, pour lui, Briançon, « c’est le paradis. Tu chausses des skis, l’air est vif, le ciel transparent et le lycée… mixte. »

Il aura ensuite la carrière qu’on lui connaît de grand dessinateur de presse politiquement incorrect, dont le sexe, la femme et le couple étaient les sujets de prédilection.


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