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Manif UNE

« Je suis Charlie » : 6000 personnes ont défilé à Gap, 2000 à Briançon

10 Jan 2015 - 19:38

Les deux marches républicaines de Gap et de Briançon, organisées à la suite de l’attentat qui a frappé le journal Charlie Hebdo ce mercredi, ont tenu leurs promesses, ce samedi après-midi. Quelque 6000 personnes ont défilé de l’esplanade de la Paix à la préfecture des Hautes-Alpes, via les boulevards de Gap, ce qui pourrait constituer la plus forte mobilisation populaire jamais enregistrée depuis la Libération ! A Briançon, plus de 2000 personnes ont été mobilisées, selon les propres estimations des autorités. Un nouveau rassemblement aura lieu ce dimanche, à 15h, à Embrun (place Saint-Marcellin).

Le cortège a défilé derrière une banderole « Nous sommes Charlie », tenue par des journalistes locaux. Sur l’esplanade de la Paix, un musicien avait même installé un piano à queue pour témoigner son soutien en musique… De nombreux manifestants avaient réalisé des pancartes autour de la liberté d’expression notamment, d’autres un stylo géant. Un mur d’expression a été installé sur les grilles de la préfecture, où chacun a pu coller un texte, un dessin ou écrire une inscription.

Seule fausse note dans la belle union que voulait illustrer ce rassemblement, un différend entre les syndicats, à l’origine de la manifestation, des élus, dont de nombreux étaient ceints de leur écharpe tricolore, et le préfet Pierre Besnard sur la place que devaient occuper les élus dans le cortège.

Tout en soulignant « un énorme succès », Philippe Cottet, secrétaire général de la CGT, dénonce ainsi « la volonté du représentant de l’Etat et des élus locaux de récupérer la mobilisation citoyenne (qui) est insupportable. L’attitude du préfet, intolérable. Ces gens-là ont refusé de respecter l’organisation de la manif en refusant de se mêler à la foule citoyenne, s’imposant en tête de manif. Scandaleux ! »

A l’inverse, Jean-Marc Duprat, premier adjoint au maire de Laragne-Montéglin, regrette l’attitude des syndicats : « Ce qui devait être un hommage silencieux pour les 17 victimes : journalistes, policiers, et personnes de confession juive, a été gâché par un énergumène qui hurlait dans sa sono confondant 1er Mai et recueillement. Qu’il sache que celui qui me fera ôter mon écharpe tricolore d’élu de la République n’est pas encore né, et que j’étais fier de chanter la Marseillaise devant la préfecture. Oui à la liberté, oui à la liberté de la presse, oui à la liberté d’expression mais dans le respect de tous. »

Devant la préfecture, comme cela a été le cas dans la plupart des rassemblements organisés en France, de nombreux manifestants ont en effet chanté La Marseillaise, entraînant une rumeur désapprobatrice de la part de quelques participants.

(Photos L’e-media 05 et plusieurs contributeurs qui ont publié des clichés sur les réseaux sociaux et que nous remercions : Sylvie Piffaretti, Maxime Bérard, Jean-Claude Eyraud, Jean-Michel Arnaud, Thierry Pajot, Elodie Brutinel-Lardier… Cliquez sur les photos pour les agrandir)


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