Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Boris Perdigon

UPE 05 : les voeux très sobres de Boris Perdigon au patronat haut-alpin

20 Jan 2015 - 0:04


Toutes les oreilles étaient bien dressées lorsque le président de l’UPE 05 (Union pour l’entreprise) Boris Perdigon a pris la parole ce lundi soir au Quattro. Balancera, balancera pas ? Le contexte de ces deux dernières semaines a certainement joué et c’est un Boris Perdigon très sage qui prononcé ses vœux devant un parterre de chefs d’entreprise. Point d’esclandre cette année, point de « François Gayet », de reproches au gouvernement ou au PS, qui avaient provoqué l’ire du préfet l’année dernière au point de le voir quitter la salle. Sans doute refroidis, les élus ne se sont pas bousculés au portillon cette année. On pouvait apercevoir dans la salle la maire de Puy-Sanières Valérie Rossi, accompagnée de la conseillère générale (PS) Vanessa Picard, la toute nouvelle sénatrice (UMP) Patricia Morhet-Richaud en train de prendre ses marques, les maires de Tallard, de Pelleautier et d’Embrun Jean-Michel Arnaud, Christian Hubaud et Chantal Eyméoud, et un Roger Didier crispé par les tensions actuelles avec l’UMP au sujet des investitures pour les prochaines départementales à Gap. Ambiance.Voeux UPE« La place du préfet est libre », lance Boris Perdigon pour inciter ses invités à se rapprocher de la scène. Cette pointe d’humour a vite laissé place au recueillement avec le respect d’une minute de silence en hommage au sénateur Jean-Yves Dusserre et aux victimes des récents actes terroristes. La sobriété a prévalu tout au long de son discours dans un contexte de « sinistrose », en tant que « champions de la dette fiscale, sociale, du chômage. Et paradoxalement, nous devons rebondir, reprendre le pouvoir ». Pour le président de l’UPE, il faut suivre les préconisations du président du Medef Pierre Gattaz : « Simplifier le code du travail, les 35 heures, les prélèvements sociaux ; lutter à armes égales avec les multinationales. » Et surtout, « donner du travail à la France ». Boris Perdigon, suivant la mouvance actuelle, estime qu’il « est grand temps de décréter l’union nationale pour notre économie » et de s’unir au niveau local: « Nous devons appendre à chasser en meute. » Une maxime qui a dû laisser un goût amer à certains hommes politiques présents dans la salle.


+ Sur le même sujet...