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Photo d'archives.Photo d'archives.

Gap : Guy Blanc et Pascale Boyer « mariés par Christian Graglia » le temps des élections

10 Fév 2015 - 21:07


Une fois n’est pas coutume, le conseiller général Guy Blanc (divers gauche), qui revendiquait depuis quelques années son indépendance, se présente avec l’investiture du PS dans le canton de Gap Centre (Gap 1) aux élections départementales. « J’ai un parcours qui perturbe un peu les esprits, concède le chirurgien de 69 ans, à la retraite depuis deux ans. Jusqu’en 2012, chaque fois que je me présentais, j’étais soutenu par le PS, justifie-t-il. En 2012, j’ai fait ma forte tête en manifestant haut et fort mon indépendance (aux législatives), de même qu’en 2014 pour les municipales. J’avais conçu une liste sans étiquette avec beaucoup de gens d’origines diverses. Depuis, certains d’entre eux ont créé le Parti des Hautes-Alpes. J’avais envisagé un moment de me présenter avec eux, mais il y a eu un rendez-vous manqué », révèle Guy Blanc, qui, après avoir passé 40 ans au sein de l’hôpital public, se « lance à corps perdu dans la politique », avec à son actif déjà trois mandats de conseiller général.

Le candidat se présente donc aux côtés de Pascale Boyer (PS), 49 ans, collaboratrice du groupe des conseillers généraux d’opposition, qui a été très investie dans les associations sportives, de parents d’élèves et d’éducation populaire. « J’avais sous les yeux depuis des années la colistière idéale dont je connais le dévouement et la compétence. C’est Christian Graglia qui nous a mariés », plaisante Guy Blanc. Pour clore le dossier, le conseiller général sortant se dit indépendant mais « pas anti-PS, même si de temps en temps je rue dans les brancards. Avec la plupart de mes collègues du conseil général, tout va bien ». Ce n’est pas un secret, Guy Blanc soutiendrait plutôt la candidature de Christian Graglia à la présidence de l’assemblée départementale, « vu tout le travail qu’il a accompli ». Pascale Boyer tempère son élan : « Pour l’instant, rien n’est décidé », dit-elle.

Céline Levasseur, 43 ans, enseignante au lycée Poutrain, est la suppléante de Pascale Boyer. Sympathisante PS, ce sont ses premiers pas en politique. Alors que sa maman s’est présentée à de multiples reprises sur des listes, Céline Levasseur souhaitait « voir ce qui se passe de l’intérieur ». Elle est aussi une grande sportive, championne de France de hockey, impliquée dans le domaine associatif et social.

Alexandre Dupont, 54 ans, technicien dans un cabinet de géomètre, supplée Guy Blanc. Il s’était d’ailleurs présenté sur sa liste aux dernières municipales. A ses heures perdues, il est pompier volontaire, moniteur de plongée et de secourisme.

Leur programme

L’équipe estime que le bilan de la majorité actuelle n’est pas vraiment convaincant. « La dette a triplé pendant le mandat, passant de 54 à 173M€ voire 190M€ en 2015, sans franchement noter de projet à même de créer des emplois. D’ailleurs, le chômage est passé de 6,4% en 2008 à 9,2% aujourd’hui. La majorité n’a pas impulsé non plus de grand projet social », juge Pascale Boyer.

Les candidats misent sur l’Agence départementale de développement économique et touristique pour porter des projets en matière de transition énergétique (« Ici, on peine à installer le photovoltaïque »), de rénovation thermique, profiter des ressources naturelles, soutenir le tourisme « surtout dans le Sud pour allonger les saisons et maintenir les services publics », l’agriculture à travers les produits locaux (dans les cantines, la mutualisation des ateliers de transformation). « On peut imaginer une ceinture verte dans le bassin gapençais avec la présence de maraîchers, au lieu de voir de nouvelles constructions apparaître », ajoute Guy Blanc. A part peut-être, de nouveaux logements sociaux pour pouvoir aussi y loger les saisonniers.

« Côté transports, je mettrai l’accent sur le maintien et l’amélioration du ferroviaire », signale Guy Blanc qui veut aussi de « vrais parking-relais » qui servent comme tels, avec des « navettes cadencées ».

Le vrai combat de Guy Blanc concerne les Ehpad pour accueillir les personnes âgées dépendantes. « A Gap, il n’y en a que quatre sur les trente que compte le département. Le transfert de l’Adret à Muret a réduit le nombre de lits. Les Gapençais ont du mal à trouver une place et la plupart ont recours à des établissements extérieurs. »

Toujours dans le domaine de la solidarité, parce que le centre-ville de Gap se paupérise, Pascale Boyer propose d’imaginer dans le Carré de l’Imprimerie une mixité pas seulement sociale mais intergénérationnelle « pour que les personnes âgées soient à proximité des médecins et des commerces ». Elle voudrait aussi renforcer le maillage associatif dans les quartiers de Gap, « de moins en moins soutenu ».


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