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Patrick Ricou Béatrice Allosia (4)

Champsaur-Valgaudemar : Patrick Ricou et Béatrice Allosia candidats « dans la continuité »


« Nous allons nous appuyer sur un bilan, celui de la majorité conduite par Jean-Yves Dusserre », ont annoncé, ce mardi matin à Laye, Patrick Ricou et Béatrice Allosia, conseillers généraux sortants, candidats investis par l’UMP et l’UDI, et soutenus par la majorité départementale, dans le canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur, avec leurs suppléants Jean-Marie Amar et Françoise Mary, maires de Saint-Laurent-du-Cros et d’Aspres-lès-Corps. « Notre projet se situe dans la continuité du travail de la majorité départementale. »

Dans ce bilan, « plus que positif », M. Ricou et Mme Allosia ont notamment énuméré la rénovation de la route du col de Manse, la nouvelle maison de retraite de La Fare-en-Champsaur, « l’aboutissement du vieux projet du collège de Saint-Bonnet », les centres de secours des deux vallées, la reconversion de Bonnedonne en Ehpad, « la mise à niveau des équipements des stations-villages, avec l’installation de quatre télésièges », l’accompagnement des communes dans leurs projets…

Pour l’avenir, « l’enjeu, c’est de raisonner à l’échelle de ces deux vallées qui se complètent bien », souligne Patrick Ricou. C’est en particulier le cas au niveau touristique. « Il y a nécessité de faire évoluer nos stations de ski. On doit les repositionner dans une offre plus globale, avec tout ce que peuvent offrir nos vallées en termes d’espaces préservés et de loisirs de pleine nature. Il faut aussi gagner en qualité d’hébergement. » S’agissant des stations-villages, « le Conseil général ne pourra pas prendre en charge des déficits de fonctionnement », admet M. Ricou. « La gestion doit s’équilibrer, c’est impératif. Le Il y aura toujours quelqu’un qui paiera, c’est fini. On a mis l’outil de travail à niveau ; le Conseil général n’investira plus dans de grosses infrastructures. Il faut encore mieux mutualiser, et être plus efficace dans l’offre commerciale. »

Jean-Marie Amar est aussi soucieux de « préserver le foncier agricole, d’accompagner l’installation des jeunes agriculteurs » et de limiter les conséquences de la loi sur l’eau et des zones vulnérables aux nitrates, ce à quoi M. Ricou ajoute les produits locaux, « porteurs de valeur ajoutée pour les agriculteurs et pour l’identité de nos vallées ». Au niveau social, Françoise Mary évoque « l’importance de développer le réseau des assistantes maternelles avec une visibilité des points de garderie » et « ce qui permet le maintien à domicile des personnes âgées, si elles le souhaitent ».

Patrick Ricou : « Personne ne peut revendiquer
aujourd’hui une légitimité à être président »

Interrogé sur ses ambitions éventuelles pour la présidence à venir du Département, Patrick Ricou a assuré qu’il n’est « pas dans une réflexion de troisième tour. Ce n’est pas mon ambition aujourd’hui. Mais je ne m’interdis rien. Tout est chamboulé du fait du renouvellement complet de l’assemblée départementale et de la disparition de Jean-Yves Dusserre. Personne ne peut revendiquer aujourd’hui une légitimité à être président du Conseil départemental. »

Et si la majorité sortante reste aux manettes, faut-il craindre une augmentation des impôts en 2016, comme l’a pronostiqué Gérard Fromm (PS), lors de la dernière session plénière? « Notre volonté, ce n’est pas de les augmenter », a répondu M. Ricou, qui est vice-président aux Finances. « De plus, il n’y a plus qu’une seule taxe (le foncier bâti) sur laquelle on peut jouer et ça aurait un effet limité. Mais ce serait malhonnête de s’engager de manière ferme et irrévocable sans savoir de quoi demain sera fait. Je ne lis pas dans le marc de café. »


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