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Luciano Basile

L’autoportrait du dimanche : Luciano Basile, entraîneur des Rapaces de Gap

Luciano Basile a été entraîneur des Diables rouges de Briançon pendant plus de dix ans, et les a menés au titre de champion de France en 2014, après avoir remporté la Coupe de la Ligue en 2012. Cet Italo-Canadien de 55 ans a été débauché par le club de Gap en avril dernier pour coacher les Rapaces pendant au moins quatre ans. Les présidents du club ont bien fait de le convaincre. Luciano Basile a le don de mener ses joueurs à la victoire ; après les avoir conduits en demi-finale de la Coupe de la Ligue, les Rapaces sont désormais dans le top 4 de la Ligue Magnus avant les quarts de finales qui débuteront ce vendredi ! Un niveau que le club gapençais n’avait plus atteint depuis de longues années… On connaît le franc-parler de Luciano Basile. Et il s’est volontiers prêté au jeu de ce questionnaire pour dresser son « autoportrait du dimanche ».

Le bonheur parfait selon vous ?
Il n’existe pas. Il existe seulement des moments de bonheur ancrés dans le moment présent ; ça ne veut pas dire pour autant que c’est le bonheur.

Quel est le trait de votre caractère dont vous êtes le moins fier ?
J’en ai plusieurs, c’est difficile de choisir ! Je suis colérique par moments et ça peut me causer des problèmes.

Votre occupation préférée ?
C’est mon travail. Je fais ce que j’adore mais j’aime aussi les arts, la musique. J’ai eu un petit passé de DJ amateur. J’ai aussi étudié le cinéma à l’université. Les arts comptent vraiment pour moi.

Quel défaut pouvez-vous pardonner ?
Tout défaut qui ne cache pas de mauvaise intention. Je pense à la maladresse, si ça peut être considéré comme un défaut.

Celui que vous ne pardonnez pas ?
Le manque de générosité, l’égoïsme.

Votre plus grande peur ?
Vu que je suis devenu papa à 42 ans, c’est de ne pas vivre suffisamment pour pouvoir aider mes deux enfants.

Qu’avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?
Mes deux garçons, Luca (12 ans) et Noah (3 ans).

La figure historique à laquelle vous auriez aimé ressembler ?
Martin Luther King.

Vos livre, chanteur, film favoris ?
Le livre : « L’alchimiste » de Paulo Coelho ; le chanteur : le Montréalais Leonard Cohen ; le film : « Manhattan », je suis un grand amateur de Woody Allen.

Quels sont vos héros dans la vie réelle ?
Ceux qui sacrifient leur vie pour celle des autres. Je pense notamment aux médecins sans frontières, aux travailleurs sociaux, à ceux qui œuvrent pour l’humanité, la planète, les animaux.

Votre boisson préférée ? Votre drogue favorite ?
L’eau et la caféine.

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique, que choisiriez-vous ?
10 kg en moins.

A quoi ou à qui aimeriez-vous ressembler ?
A moi-même en mieux, ça me suffirait… Ce n’est pas utile de vouloir ressembler à quelqu’un.

En qui ou en quoi croyez-vous ?
Je ne crois pas en Dieu dans la version classique, catholique, mais je ne me considère pas pour autant non-croyant. Je crois qu’il y a une force divine, une énergie. Je l’ai vécu moi-même. Quand on engage toutes nos forces dans quelque chose, on peut y arriver. Tout arrive pour une raison et il y a de l’aide extérieure. Je crois aussi en l’amour. C’est pour ça que je préfère Luther King à Malcom X.

Le talent que vous voudriez avoir ?
Jouer de la guitare et chanter.

Que détestez-vous par-dessus tout ?
Le côté noir de l’humanité, la méchanceté qu’on peut avoir envers les autres, les enfants, les animaux. L’homme est l’animal le plus méchant de la planète.

Où aimeriez-vous être maintenant ?
Là où je suis, ça me va bien. Et sinon, au bord de la mer, en Espagne. J’ai un pied-à-terre du côté de Murcia.

Votre devise ?
Je dis souvent à mes fils qu’il faut qu’ils soient eux-mêmes, en acceptant les différences.


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