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Pierre-Yves Lombard et Vanessa Picard

Départementales: Vanessa Picard et Pierre-Yves Lombard (PS) se présentent face au maire, à Gap 4

12 Mar 2015 - 15:52

Comme tous les autres candidats aux élections départementales, les socialistes Vanessa Picard et Pierre-Yves Lombard écument les réunions publiques dans le canton de Gap 4 (Gap Ouest) où ils se présentent. Mercredi soir, ils débattaient avec les habitants de Charance.

Le redécoupage cantonal a pour conséquence l’affrontement de deux conseillers généraux sortants dans ce nouveau canton élargi de Gap 4 : Vanessa Picard, actuelle élue de Gap Sud-Est, et le maire de Gap Roger Didier, élu à Gap Centre.

A 35 ans, Vanessa Picard n’est pas une novice en politique. Conseillère municipale d’opposition de Gap de 2008 en 2012, depuis l’année dernière, elle siège au conseil général en remplacement de Bernard Jaussaud, obligé de démissionner du fait du cumul des mandats. En parallèle, elle coordonne un syndicat agricole ; elle est par conséquent sensible aux questions de l’agriculture et de la ruralité. Sa suppléante, Chantal Pierre-Leclère, 61 ans, est retraitée de l’enseignement. Elle souhaite « apporter une vision différente sur le handicap et les personnes âgées », touchée de près par ces deux problématiques.

Pierre-Yves Lombard, 31 ans, dirige une entreprise de communication et d’audiovisuel. Il s’est lancé dans la politique l’année dernière, lors des municipales, aux côtés de Bernard Jaussaud et a été élu conseiller municipal d’opposition de Gap et conseiller communautaire. Son suppléant, l’avocat Dominique Martin, figurait sur la liste de Jean-Claude Eyraud (Gauche-Tous capables) lors des dernières élections municipales.

« On veut réorienter les priorités »

« Le bilan de la majorité sortante nous pousse à nous présenter », annonce d’entrée de jeu Pierre-Yves Lombard. « Depuis 2008, le chômage a augmenté de 43%, la dette est passée de 53 à 193 M€, le tourisme a vu ses nuitées diminuer de 10% et l’accompagnement social n’a pas été pris au sérieux, en y consacrant seulement 40% du budget contre 60% en moyenne au niveau national », poursuit-il. « Malgré cela, les impôts ont augmenté », ajoute Vanessa Picard.

Le binôme se range derrière le programme départemental du PS et du PRG : « Travailler sur l’emploi, le développement économique, valoriser les ressources naturelles et faire plus pour le social, sans augmenter les impôts. On veut réorienter les priorités », résume Vanessa Picard. Leur principal projet concerne les énergies renouvelables. « Dans les années 1950, les Hautes-Alpes ont su profiter de l’or blanc ; aujourd’hui, elles sont en train de passer à côté de l’or bleu », estime Pierre-Yves Lombard. Le PS veut faire du département le premier producteur d’énergies renouvelables et créer, notamment, une agence de l’énergie en fédérant tous les acteurs concernés : le monde économique, touristique, agricole, les associations de protection de la nature, les opérateurs d’énergie. Le but est d’équiper massivement les Hautes-Alpes en énergies renouvelables, et aider les petites communes à porter des projets d’envergure dans ce domaine.


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