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Meurtre

Gap : Bernard Blanc renvoyé aux assises pour le double meurtre du « lac du Sautet »

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Malgré ses dénégations, Bernard Blanc, un sexagénaire installé dans le Champsaur et impliqué dans des trafics de stupéfiants, est renvoyé aux assises par les juges d’instruction du pôle criminel de Grenoble pour le double meurtre du lac du Sautet, en décembre 2011. M. Blanc sera jugé pour meurtres par la cour d’assises des Hautes-Alpes du 22 au 26 juin, annonce ce jeudi soir le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland. Laurent Tedeschi comparaîtra à ses côtés pour recel de cadavres : il lui est reproché d’avoir aidé Bernard Blanc à transporter et dissimuler les corps sans vie des victimes. Le premier encourt 30 ans de réclusion criminelle, le second cinq ans d’emprisonnement.

Les corps d’Amar Zidi, 33 ans, et de Najoua Nemri, 28 ans, deux amis d’enfance de Gap portés disparus depuis le 13 décembre 2011, avaient été retrouvés le 17 janvier 2012 dans une voiture immergée dans le lac du Sautet. Les cadavres, gelés, se trouvaient l’un dans le coffre d’une Clio, l’autre sur la banquette arrière. C’est un témoin qui avait aperçu la voiture, prise dans la glace, à la faveur d’une baisse des eaux du lac artificiel. L’autopsie avait révélé que les deux victimes avaient succombé à des coups de feu. Amar Zidi était connu de la justice pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.

En novembre 2012, Bernard Blanc, qui était incarcéré pour d’autres faits, avait été mis en examen pour ce double homicide, qu’il a toujours nié. Sa mise en cause repose sur le témoignage d’une femme, qui a déclaré qu’elle était présente dans la ferme de cet homme le soir présumé du double meurtre, avoir vu arriver les deux victimes et avoir entendu des coups de feu. Selon les magistrats, le double meurtre aurait été commis à Villar Mouren, un hameau de Saint-Michel-de-Chaillol où Blanc s’était établi dans une ferme (notre photo).

Bernard Blanc et Laurent Tedeschi avaient refusé de participer à la reconstitution des faits, en avril 2014, niant leur implication dans ce double meurtre. « Certains passages de la version (de l’accusatrice, NDLR) ne sont pas crédibles, notamment au regard de la topographie des lieux », indiquait alors Me Philip, conseil de Bernard Blanc.


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