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Le phénomène des "vents de sable" sur la queue du lac de Serre-Ponçon.Le phénomène des "vents de sable" sur la queue du lac de Serre-Ponçon.

Serre-Ponçon : comment remédier aux vents de sable dans l’Embrunais ?

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Franck Belotti, directeur du groupement EDF Durance-Verdon, Victor Bérenguel, président du Smadesep, et Christophe Piana, directeur du Smadesep.
Franck Belotti, directeur du groupement EDF Durance-Verdon, Victor Bérenguel, président du Smadesep, et Christophe Piana, directeur du Smadesep.

Les violentes rafales de vent de ce mardi, qui ont pu dépasser 100 km/h sur le lac de Serre-Ponçon, ont poussé le phénomène des vents de sable à l’extrême. Au point de toucher l’ensemble des rives du lac et de remonter jusqu’au Guillestrois! « Face à un tel phénomène, on ne peut pas grand chose, d’autant qu’il est généralisé et dépasse très largement la zone habituellement concernée », avoue Franck Belotti, directeur Durance-Verdon à EDF. Le dispositif de prévention a cependant été renforcé : ce mercredi, un véhicule d’arrosage circule en permanence au Chadenas, à Embrun, et trois véhicules sont déployés aux abords de la digue de Crots (un qui assure le hersage et deux autres l’arrosage).

Ce mercredi matin, EDF et le Smadesep (Syndicat mixte d’aménagement et de développement de Serre-Ponçon) ont fait le point sur les dispositifs déployés pour remédier ou en tout cas contenir les vents de sable, qui touchent régulièrement la « queue de retenue » et notamment Embrun, Baratier et Crots. Trois solutions ont été planifiées depuis janvier : l’extraction de sédiments au Chadenas, à Embrun (des camions de la Routière du Midi tournent en permanence sur le site, et 100.000 m3 de matériaux ont déjà été retirés) ; l’arrosage et le hersage sur une surface d’environ 25 hectares (Baratier et Crots), avec des tracteurs équipés d’une herse qui interviennent en complément de camions citernes, permettant d’humidifier les sédiments et de la prolonger par une meilleur homogénéisation entre les grains ; la végétalisation d’une dizaine d’hectares le long de la digue de Crots (des graines d’orge à pousse rapide ont été semées par un agriculteur la semaine dernière).

Pour EDF, « la solution miracle n’existe pas »

« Je crois aux solutions robustes et souples, car nous avons besoin de quelque chose de flexible, sachant que la situation bouge chaque année », observe Franck Belotti. « La solution miracle n’existe pas, cela passe probablement par un mix de solutions. Mais je n’exclus aucune piste. On ne traite certainement pas ce problème par dessus la jambe. Ce qui est sûr, c’est que les matériaux fixés au sol, ça marche. » L’hypothèse d’un barrage ou d’une digue sur le torrent de Boscodon est cependant écartée : « Ce serait pire, car cela retiendrait les sédiments en amont. Il y a un intérêt à limiter les sédiments dans une zone pour pouvoir mieux les traiter. »

Jean Bernard, maire de Baratier, a évoqué la possibilité de recourir à des filets ou des canisses, à la manière des dispositifs utilisés contre les congères ou contre le sable en bord de mer. « Nous allons y réfléchir très vite », promet M. Belotti. « Cette piste me paraît bonne, c’est une solution souple qu’on pourrait tester sur une zone déterminée », souligne Victor Bérenguel, maire de Savines-le-Lac et président du Smadesep.

En attendant, une réunion d’information devrait être organisée d’ici 15 jours avec les commerçants concernés. Ce mardi, certains d’entre eux ont été contraints d’interrompre leurs activités du fait des conséquences des violents vents de sable.


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