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Ecole de Puymaure

Chenilles processionnaires à Gap : des enfants se plaignent de démangeaisons

7 Avr 2015 - 22:28

Des enfants de l’école de Puymaure à Gap ont retrouvé des chenilles processionnaires dans la cour de leur établissement, mercredi dernier, et les ont ramenées à leurs enseignants. Ces chenilles provenaient vraisemblablement des pins proches de la colline de Puymaure, où elles pullulent. Plusieurs enfants présentaient des boutons et se plaignaient de démangeaisons le lendemain. La situation est rentrée dans l’ordre depuis. De nombreuses chenilles ont été ramassées dans la cour, où elles avaient probablement été portées par les vents violents de la semaine dernière. La cour de récréation supérieure a été provisoirement condamnée, et une information a été donnée aux élèves sur les risques liés aux chenilles processionnaires.

Les chenilles processionnaires sont reconnaissables à leurs nids de soie blanche bien visibles sur les pins où elles passent l’hiver à l’issue duquel elles forment des processions avant de s’enterrer pour effectuer leur métamorphose.

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Ces dernières semaines, les chenilles processionnaires se sont multipliées dans les Hautes-Alpes comme dans l’ensemble de la région. L’Agence régionale de santé (ARS) et l’Ordre régional des vétérinaires ont ainsi publié un communiqué commun pour alerter la population sur les risques sur l’enfant en bas âge notamment (si un enfant porte une chenille à la bouche, il faut consulter les urgences) et sur les animaux (ces chenilles peuvent être mortelles pour les chiens notamment).

Les poils des chenilles processionnaires contiennent une toxine urticante et allergisante, à l’origine d’irritation cutanée et oculaire chez les personnes séjournant dans les lieux infestés. Ces chenilles, lorsqu’elles sont agressées, dispersent au gré du vent leurs poils, qui par des crochets peuvent s’accrocher aux habits ou à la peau. La démangeaison provoquée par les crochets incite à se gratter, et ainsi à faire éclater les poils, libérant la toxine.

L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur recommande notamment de ne pas manipuler les chenilles et les nids, de ne jamais balayer une procession de chenilles afin d’éviter de créer un nuage de poils urticants, d’éviter de se frotter les yeux en cas d’exposition et de ne pas faire sécher le linge à l’extérieur près des pins par grand vent.

En cas de contact, il est recommandé de prendre une douche tiède avec lavage soigneux des cheveux au shampoing, et de laver les vêtements contaminés au dessus de 60°C.

Pour l’animal, les chenilles processionnaires du pin sont très dangereuses. Un animal peut facilement entrer en contact avec les poils urticants des chenilles en léchant ou mordant des chenilles, ou en manipulant une branche porteuse de nid. La toxine peut alors provoquer des dégâts irréparables tels que la perte de la langue (pouvant entraîner la mort par impossibilité de s’alimenter), ou de l’œil, par nécrose. Il est conseillé de laver à grande eau son animal et de consulter immédiatement un vétérinaire.

Quatre jours de travail à Laragne-Montéglin pour détruire 200 nids
Plus de 200 nids ont été détruits par une entreprise spécialisée, à Laragne-Montéglin.
Plus de 200 nids ont été détruits par une entreprise spécialisée, à Laragne-Montéglin.

A Laragne-Montéglin, la commune a décidé d’agir en missionnant une entreprise spécialisée qui a enlevé et brûlé plus de 200 nids de chenilles processionnaires. Cette opération, lancée le mois dernier, a représenté un coût de 4040€, comme le relève le maire, Henriette Martinez. Pendant quatre jours, un technicien, équipé d’un élagueur grimpeur et de deux nacelles de 16 et 20 m de hauteur, a travaillé sur la commune. Une vingtaine de pièges ont été posés permettant ainsi de « sécuriser l’espace public dont le jardin des Floralies où se retrouvent les enfants pour jouer », précise la mairie de Laragne-Montéglin.

L’entreprise a traité certains secteurs en totalité (jardin des Floralies, espace repos dans la Boucle des Bellerots, secteur des escaliers vers le centre hospitalier Buëch-Durance) et partiellement à la pinède du stade. Une dizaine de nids y ont été laissés avec la mise en place de nichoirs à mésanges. Il faut savoir qu’un couple de mésanges avec deux petits consomment environ 4,5 kg de chenilles par an et agit sur une surface d’environ 2 hectares.


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