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martinez bernard

UMP : Henriette Martinez nie avoir traité Jean-Marie Bernard de « pourriture »

A la suite de notre article sur le dernier comité départemental de l’UMP, qui a donné lieu à certains règlements de comptes de la part de la présidente démissionnaire, et à une réplique du président du Département, Jean-Marie Bernard, Henriette Martinez nous a adressé un « rectificatif », ce vendredi soir.

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« Je tiens à vous préciser que je n’ai jamais traité Jean-Marie Bernard de pourriture et que je respecte le président du Conseil départemental UMP qu’il est », indique Mme Martinez. « Il a d’ailleurs rappelé à juste titre que, personnellement, il a, au second tour, soutenu les candidats Garcin-Lagier et j’ai même été son porte-parole pour le dire lors de la réunion publique. C’est à propos de la situation politique (notamment sur le Laragnais) que j’ai employé ce mot (de « pourriture », NDLR). »

Selon des sources concordantes, il semblerait cependant qu’Henriette Martinez a commencé son propos par dénoncer l’attitude de Jean-Marie Bernard et de sa majorité lors des élections départementales dans le canton de Laragne-Montéglin. « Je me retrouve dans mon conseil municipal avec Anne Truphème, qui est désormais conseillère départementale, grâce à une pourriture soutenue par d’autres pourritures », a déclaré en substance Mme Martinez devant les cadres haut-alpins de l’UMP. Après les reproches qu’elle venait de faire à Jean-Marie Bernard au sujet de ce canton, nombre de participants en ont déduit que le terme s’adressait aussi au président du Département… « Je maintiens que mes propos concernaient bien Laragne », martèle Mme Martinez ce samedi.

Rappelons qu’Anne Truphème (fille du conseiller général sortant) et Florent Armand ont été élus conseillers départementaux face aux candidats UMP, après un premier tour marqué par une primaire à droite. Arrivés en troisième position, Michel Joannet et Brigitte Montet (divers droite) pouvaient se maintenir au second tour, mais s’étaient retirés sans consigne de vote. Ils étaient initialement soutenus par la majorité départementale puisque le suppléant de M. Joannet n’était autre qu’Albert Moullet, conseiller général sortant de Ribiers. Et, de fait, les reports de voix ne se sont pas majoritairement portés sur les candidats UMP…

Henriette Martinez indique par ailleurs qu’elle n’a pas prononcé le nom de Dany Galland, « et en aucun cas je ne lui ai adressé la moindre critique. Nous nous sommes quittés en toute amitié et sans aucune ambiguïté sur mes propos ». Là encore, de sources concordantes, il semblerait que la présidente démissionnaire ait reproché à Maryvonne Grenier, nouvelle conseillère départementale de Gap 2, « de vouloir rendre sa carte de l’UMP », et à son colistier Dany Galland « de ne pas vouloir payer sa cotisation d’élu », alors qu’elle s’était « battue contre vents et marées » pour eux.

Pour Michel Joannet et Albert Moullet, « il faut assumer ses erreurs »

Eux aussi qualifiés, sans être nommés, de « pourritures », Michel Joannet et Albert Moullet répliquent dans un communiqué : « Nous nous sommes présentés comme tout candidat légitime, nous avons fait une campagne propre, ce qui n’est pas le cas de son poulain (Bruno Lagier, NDLR), fallait-il aussi lui demander la permission? Après avoir éliminé le Front national par notre candidature, se retrouver au deuxième tour avec une réserve de voix aussi importante et ne pas être élu, est-ce de notre faute? Nous pouvons simplement dire que c’est une véritable sanction pour elle et ses candidats. Il faut assumer ses erreurs, et arrêter quand on est président de parti ou maire, d’accuser systématiquement les autres de tous les maux, mais il lui est difficile de le reconnaître. Cela en est pitoyable. »


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