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« Tous dehors (enfin) ! » à Gap : une édition aux accents forains

22 Mai 2015 - 18:11

Tradition et modernité vont cohabiter lors de cette troisième édition du festival co-organisé par le théâtre La Passerelle et la ville de Gap, « Tous dehors (enfin)! », qui marque le retour des beaux jours. Deux jours et demi de spectacles en plein air, gratuits pour la plupart, dans les rues et sites emblématiques de Gap, du 29 au 31 mai, aux « accents circassiens et forains, mais à l’écriture contemporaine », pour reprendre les termes du directeur de La Passerelle Philippe Ariagno.

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Treize compagnies triées sur le volet ont signé pour 44 représentations : des motards qui défient les lois de la gravité sur le mur de la mort (clin d’œil au mur de la mort qui existait lors de la fête foraine de la Saint-Arnoux sur la place de Verdun), un madonnaro (peintre de rue) des Pouilles, un solo de clown-acrobate sur un mini-mur d’escalade, des bonimenteurs à la gouaille d’antan, un culbuto géant qui arpentera les rues du centre-ville, des acrobates, des contorsionnistes, un magicien…

« Très peu de scènes nationales s’emparent des arts de la rue. Ce festival s’adresse aux familles et aux gens qui n’ont pas l’habitude de pousser les portes d’un théâtre », note le directeur de La Passerelle pour qui le genre est un moyen d’accès à la culture. Pour preuve, certains se sont abonnés à la scène nationale, enthousiasmés par la deuxième édition de « Tous dehors (enfin) ! » qui avait attiré environ 20.000 spectateurs selon les estimations, venant même d’Aix, Marseille, Valence ou encore Grenoble. Le maire de Gap Roger Didier y voit un moyen de réunir toutes les classes sociales autour d’un événement, alors même qu’est en train d’éclore un projet pour introduire la culture dans les quartiers.

« C’est une édition charnière dans l’installation d’un festival. On a voulu quelque chose de populaire mais de qualité. C’est le reflet de ce qui se fait de mieux en France, avec les moyens qu’on a. L’édition 2015 coûte 130.000€. C’est un prix plancher pour un festival de cette taille », assure Philippe Ariagno, dont le discours laisse deviner un désir de pérenniser ce rendez-vous et de lui donner une résonnance nationale. « Ce qui crée une attractivité et une notoriété, ce sont les créations in situ qui attirent le monde professionnel. Peut-être à l’avenir… », espère-t-il. De son côté, le maire reste prudent : « Nous sommes dans une première phase où ce festival monte en puissance. Il faut regarder au bout d’une décennie quelle notoriété il prend. Il faut affiner tout ça pour pouvoir attirer autour de nous tous ceux, partenaires publics comme privés, qui doivent participer à l’animation de notre territoire. C’est une ambition raisonnée et raisonnable, avec nos moyens », résume l’élu.

Tout le programme du festival Tous dehors (enfin) ! en cliquant ici.


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