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loup Arvieux

Le gouvernement veut autoriser d’abattre 36 loups dans les douze prochains mois

1 Juin 2015 - 19:03

Les ministères chargés de l’Ecologie et de l’Agriculture viennent de publier les projets d’arrêtés fixant les conditions de destruction du loup pouvant être autorisées par les préfets et le nombre maximum de spécimens dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016. Ces projets d’arrêtés sont soumis à une consultation publique, via internet, jusqu’au 21 juin. Ces textes ont reçu un avis favorable du conseil national de la protection de la nature le 28 mai. France Nature Environnement (FNE) et la LPO (Ligue de protection des oiseaux) ont voté contre, en dénonçant une « fuite en avant ».

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Le premier projet d’arrêté abrogera celui du 15 mai 2013, dont il reprend les fondements tout en modifiant les conditions de déclenchement des opérations que sur leurs conditions de mise en œuvre. Elles prévoient également une extension des territoires et des périodes d’intervention. Elles élargissent enfin l’assiette des éleveurs et troupeaux éligibles.

Le projet de texte stipule notamment que les tirs de prélèvement peuvent intervenir « au vu notamment du caractère récurrent des dommages
d’une année à l’autre malgré l’installation, quand cela est possible, de mesures de protection des troupeaux », sans conditionner la décision du préfet « à la mise en œuvre préalable de tirs de défense à proximité des troupeaux ». Par ailleurs, le texte autorise les tirs en battue, même en l’absence d’agents de l’Etat.

Le second projet fixe le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016. Le nombre fixé pour la période 2014-2015 était de 24 spécimens, avec une possibilité de douze spécimens supplémentaires. Le nombre proposé pour la période 2015-2016 est de 36 spécimens.

« La belle affaire quand on sait qu’aucun moyen n’est mis en face par le gouvernement pour les prélever efficacement », dénonce la FDSEA des Hautes-Alpes. « Ce n’est pas aux éleveurs et à quelques chasseurs formés et bénévoles d’assumer la responsabilité de la présence du loup, mais bien à l’Etat. Les éleveurs sont désespérés… Ils ne tolèreront plus longtemps ces attaques répétées sur leur troupeaux… La FDSEA tient à avertir les responsables de ce dossier au niveau national : des solutions efficaces doivent être trouvées rapidement sans quoi il se peut des actions soient menées sur le territoire haut-alpin durant cette saison et que le Tour de France ait peut être quelques difficultés d’organisation… »


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