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cm juin

Gap : l’opposition « apprécie la situation financière » de la ville

26 Juin 2015 - 21:30

Il a été longuement question des comptes administratifs 2014 en cette première partie de conseil municipal, à Gap, ce vendredi soir. Le premier adjoint François Daroux, qui présentait ces chiffres, a qualifié ces comptes « d’assez remarquables avec une maîtrise des dépenses de fonctionnement qui permet d’éviter une hausse dramatique des impôts, une augmentation de la marge d’autofinancement et une baisse significative du désendettement. On peut envisager un avenir serein. Il est indispensable que le gouvernement ne vienne pas trop amputer les finances des collectivités », juge-t-il.

Le conseiller municipal d’opposition Jean-Claude Eyraud (Tous capables – groupe Gauche) s’inquiète du fait que la Ville n’ait pas emprunté en 2014 : « Il faut désendetter la Ville (on était presque à 2000€ de dette par habitant), mais il faut trouver un équilibre et quand même continuer à investir car il y a de plus en plus d’habitants et il faut répondre à leurs besoins. » L’élu d’opposition a tout de même admis « apprécier la situation financière de notre ville » et a donc annoncé que « pour la première fois depuis 2008 », il allait simplement s’abstenir lors du vote car « notre groupe n’est pas d’accord avec certains investissements comme la vidéoprotection ». Le PS s’est aussi abstenu.

La baisse des dotations de l’Etat correspondrait à une hausse de 4% des impôts locaux

Le conseil devait ensuite voter les budgets supplémentaires 2015. Le maire en a profité pour dénoncer le comportement de l’Etat qui, selon lui, suit le principe « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». « Nous sommes victimes d’un hold-up », pousse-t-il, faisant référence à une baisse des dotations de plus d’un million d’euros entre 2014 et 2015, « qui correspondrait à une hausse de 4% des impôts communaux si nous la mettions en application ». Sur ce point-là également, Jean-Claude Eyraud s’est rangé du côté de M. Didier : « Non seulement c’est un hold-up, mais une erreur de casting. Je suis favorable à ce que notre collectivité se mobilise contre cette baisse des dotations aux côtés de l’Association des maires de France le 19 septembre prochain. »

Concrètement, ces budgets supplémentaires correspondent à l’achat de biens immobiliers, au renouvellement du parc informatique, à l’entretien des bâtiments communaux et de la voirie. Le maire est rentré dans le détail : 32 jardins familiaux à la Luye, plusieurs au Haut-Gap, la mise en place d’un guichet unique pour les démarches administratives, l’aménagement du Pré de la danse à Charance, l’acquisition de l’Adret, la sécurisation avant la rentrée de l’avenue Commandant-Dumont, la poursuite de la « politique volontariste » en termes de vidéoprotection avec la création d’un centre de surveillance urbaine. « Un budget supplémentaire certes bâti sans emprunt, j’entends bien, mais les années qui viennent prendront sans doute une autre forme, prévient M. Didier. La précaution prise dès 2008 montre que nous avions raison. »

Quid de la transition énergétique et de l’accessibilité ?, interroge Jean-Claude Eyraud. Réponse : la Ville de Gap serait « dans les clous » au sujet de l’accessibilité. Quant à la transition énergétique, le conseiller municipal chargé du dossier, Claude Boutron, a paru quelque peu désabusé par rapport aux agissements de l’Etat : « Beaucoup de paroles, peu d’actes, et pas d’argent. On parle beaucoup, mais il n’y a pas d’action. C’est désespérant. »


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