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Désolation des Océanides Gap3

Gap : « La désolation des Océanides » a réintégré le Musée Muséum départemental

11 Août 2015 - 13:19

[Mis à jour à 19h30]
La toile monumentale d’Henri Lehmann (1814-1882), « La désolation des Océanides au pied du roc où Prométhée est enchaîné », a réintégré le Musée Muséum départemental de Gap, ce mardi matin. Avec infiniment de soins et de précautions, les déménageurs ont sorti le tableau de 2,89 m sur 2,31 mètres et d’un poids de 73 kg, de sa caisse de protection, spécialement conçue. Puis l’ont acheminé jusqu’à la salle du Savoir où il sera désormais exposé.

L’œuvre de 1850 a quitté Gap il y a pratiquement un an pour être exposée à Cambridge, puis au musée Bourdelle, dans le cadre de l’exposition « Mannequin d’artiste, mannequin fétiche », du 1er avril au 12 juillet.

Particularité du tableau, il est propriété du musée du Louvre et est mis en dépôt au musée départemental des Hautes-Alpes depuis 1913. Ce n’est d’ailleurs pas la seule œuvre hébergée à Gap et appartenant au Louvre. Trois autres sont également concernées. Les collections du musée compte également une oeuvre propriété du musée d’Orsay.

« Le déplacement d’une œuvre comme celle-ci est codifié », explique Frédérique Verlinden, conservatrice du Musée Muséum départemental. « Il y a des étapes à respecter et le transport est assuré par une entreprise spécialisée dans ce type de manœuvre ». Le transport a été pris en charge par les organisateurs des expositions.

« Ces deux expositions focalisent l’attention sur la muse, l’inspiration de l’artiste et tournent le regard vers les Océanides, qui soutiennent Prométhée dans son châtiment, observe Mme Verlinden. Lehmann peint des larmes chez ces Océanides. A savoir, une substance émanée du corps. C’est très rare pour l’époque. Presque révolutionnaire ». « La désolation des Océanides » représente en effet le châtiment de Prométhée. Celui-là même qui a fourni le feu et le savoir aux hommes alors que ces derniers étaient jalousement gardés par les dieux. De colère, Zeus le fait enchaîner à un rocher où il se fera manger le foie, jour après jour, par un vautour (ou un aigle, les deux versions existent).

Le voyage du tableau a permis aussi de mettre l’accent sur les trois éclats qui sont sur le cadre plaqué à la feuille d’or. « On ne pourra pas restaurer la matière », poursuit la conservatrice. « Mais on envisage, avec le Louvre, d’en restaurer l’aspect visuel en faisant des retouches en trompe l’œil. »

Photos CD 05

 


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