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Transports : un débat public de la CGT, qui veut un organisme unique pour les Alpes du Sud

A un mois du premier tour des élections régionales, le choix de la date pour le débat public sur l’avenir des transports et du ferroviaire dans les Alpes du Sud n’est pas innocente. L’événement est organisé par les Unions départementales CGT 04/05, le syndicat des cheminots de la ligne des Alpes et les syndicats CGT de l’Equipement et de l’environnement, ce jeudi à 17h, à la salle de l’Alcazar à Sisteron. Représentants du monde économique, associatif, syndical et politique participeront à deux tables rondes sur les transports aujourd’hui dans les Alpes du Sud (collectif, marchandises, routiers et ferroviaires) et sur leur avenir.

En organisant ce débat public, la CGT entend évidemment faire valoir son point de vue. Elle vient ainsi d’éditer une brochure de huit pages, « Rail & route dans les Alpes du Sud », dans laquelle elle expose son diagnostic sur la situation, principalement ferroviaire, et ses propositions.

La principale des revendications du syndicat est la création d’un syndicat mixte des transports collectifs des Alpes du Sud « permettant l’organisation des transports sur l’ensemble du territoire, en cohérence et efficacité ». Pour la CGT, la multiplicité des acteurs publics « conduit à des incohérences d’organisation, parfois à des gaspillages de fonds publics, parfois à la non-pertinence écologique du mode de transport retenu (cars LER à la place du TER sur le même trajet, par exemple) ».

En 16 ans, une demi-heure de plus pour relier Marseille à Briançon en train

Au niveau ferroviaire, la CGT rappelle que, en 1999, le trajet Marseille-Briançon s’effectuait en 3h58 ; « aujourd’hui, le train le plus rapide met 4h29 », le temps de parcours ayant été allongé entre les gares « avec pour seules préoccupations la régularité et l’augmentation du nombre de dessertes entre Aix et Marseille ». Le syndicat déplore aussi que la réfection de la ligne des Alpes n’ait été accompagnée « d’aucun aménagement des courbes de la ligne, ce qui aurait permis des relèvements de vitesse » et sans « imaginer l’installation d’une deuxième voie entre Veynes et Chorges », alors que la plate-forme « était à double voie à l’origine de la construction de la ligne ». Or, un doublement de la ligne pourrait permettre d’imaginer « une vraie desserte locale entre Veynes et Chorges permettant de desservir l’agglomération de Gap ».

La CGT émet également d’autres projets plus ambitieux : percée sous le Montgenèvre, électrification de la ligne, ouverture vers Aix-Les Milles pouvant donner accès à Aix-TGV… Et souhaite la réalisation d’une 2×2 voies entre Grenoble et Sisteron par un Etat qui se serait « réapproprié les autoroutes concédées » et pourrait réinjecter les recettes des péages…


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