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Campagne Vauzelle Tallard (2)

Michel Vauzelle : « Il ne faut surtout pas parler de front républicain »

Michel Vauzelle, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est venu apporter son soutien à la liste conduite par Christophe Pierrel (PS) dans les Hautes-Alpes, ce vendredi matin, à Lettret puis à Tallard. Le geste était avant tout dans le symbole, tant le marché de Tallard était clairsemé en cette fin de matinée… Une manière aussi pour M. Vauzelle de montrer qu’il est disponible pour la campagne de Christophe Castaner, même s’il y est peu apparu, si ce n’est lors du récent meeting de Marseille.

« Pour bien marquer le changement de génération, je ne veux pas être là à le coller comme une belle-mère », sourit Michel Vauzelle. « Cette campagne va faire bouger les votes. Les électeurs se décident un peu dans les 15 derniers jours. Castaner gagne à être connu : il a une bonne tête, il est sérieux, il connaît bien la Région, il a été un très bon vice-président dans des domaines très importants : l’économie, le social, l’aménagement du territoire. »

A la boulangerie de Tallard, Michel Vauzelle et les candidats ont échangé avec une commerçante qui avait des choses à leur dire.
A la boulangerie de Tallard, Michel Vauzelle et les candidats ont échangé avec une commerçante qui avait des choses à leur dire.

Michel Vauzelle et Christophe Pierrel sont allés à la rencontre de quelques commerçants et de leurs clients, entourés de plusieurs candidats de la liste (Valérie Rossi, Vincent Faubert, Anne Truphème et Didier Steinville) et du député Joël Giraud notamment. La boulangère interpelle les candidats réunis dans son commerce : « Vos guéguerres politiques, on en a assez! De plus en plus de gens vivent difficilement. Ici, on est un peu au bout du monde, il n’y a pas de grosse entreprise. On aimerait que notre jeunesse puisse rester ici. Mais c’est compliqué. » Christophe Pierrel souligne que « la Région a versé 8% de son budget aux Hautes-Alpes, qui ne représentent que 3% de la population ». Un peu plus tard, Michel Vauzelle, qui a cité les propos de la commerçante à plusieurs reprises ce vendredi, estime aussi avoir « donné un exemple en ne faisant pas de politique politicienne depuis 18 ans. J’avais pour interlocuteurs des maires qui, pour les principales villes de la région, étaient souvent de droite. J’ai été un président républicain. Dans le même temps, la majorité ne s’est pas éparpillée, déchirée. Cela m’a permis d’être réélu deux fois. »

Alors que Christophe Castaner n’est donné qu’en troisième position par les sondages, nettement en retrait derrière Christian Estrosi (Les Républicains) et Marion Maréchal-Le Pen (FN), le PS et ses alliés veulent encore croire à leurs chances. « La dynamique de campagne, elle est de notre côté », assure Christophe Pierrel. « Christophe Castaner a fait plus de 600 déplacements sur le territoire. Quand il rencontre les chefs d’entreprise, il montre qu’il est celui qui maîtrise le mieux son sujet. A la différence des deux autres, il ne fait pas une campagne dans les médias mais sur le terrain. »

Dans ces conditions, pourquoi le Premier ministre Manuel Valls a-t-il engagé le débat sur un éventuel front républicain au second tour, en cas de risque de victoire du Front national? « Je suis très étonné », avoue Michel Vauzelle. « Je crois que beaucoup de choses vont évoluer avant le 6 décembre. La jeune Le Pen va faire un score important. La façon dont Estrosi mène sa campagne fait qu’il se rapproche d’elle. Lorsque va venir le moment du choix, les électeurs vont se demander quel autre choix ils auront. Et Castaner a toutes ses chances. En tout cas, on ne parle jamais de défaite avant l’élection! Et ce n’est pas le moment de parler de front républicain. »


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