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G Fromm V Faubert C Castaner C Pierrel

Régionales : plusieurs personnalités de gauche appellent au maintien de Christophe Castaner

[Mis à jour à 19h30]
Gérard Fromm, maire (PS) de Briançon et conseiller départemental, et Vincent Faubert, secrétaire de section du parti socialiste du Briançonnais et candidat sur la liste conduite par Christophe Pierrel dans les Hautes-Alpes, ont cosigné l’appel lancé par Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, demandant à Christophe Castaner de se maintenir au second tour. Ou de laisser la possibilité à une autre personne de la liste de la conduire. Jean-Marc Coppola (PCF), qui conduisait la liste « La Région coopérative » (EELV-Front de gauche), appelle lui aussi au maintien de la gauche au second tour.

MM. Fromm et Faubert observent que « le total de l’ensemble des voix de gauche au premier tour est supérieur à celui de Christian Estrosi, c’est pourquoi nous demandons à Christophe Castaner la reconsidération du retrait de notre liste. Le retrait de la liste de Christophe Castaner ne sera pas suffisant pour empêcher l’élection de Marion Maréchal-Le Pen, nos électeurs ne souhaitant pas voter Estrosi au second tour. Le Front républicain a vécu et il ne peut se concevoir qu’avec de vrais républicains, ce que n’est pas Christian Estrosi qui n’a de Républicain que le nom de son parti. Si la gauche et l’écologie réunies se présentaient au second tour, elles pourraient au moins, par le vote à la proportionnelle, être présentes avec leur diversité pour combattre les méfaits que le FN va s’employer à commettre. Les candidats haut-alpins se sentent pris en otage par cette décision abrupte prise hâtivement par Solferino et Matignon sans aucune concertation avec la base, les partenaires et les militants. »

Au final, « notre retrait contre l’avis de nos électeurs ne ferait que renforcer encore un peu plus la désaffection de nos concitoyens avec leur classe politique », estiment le maire de Briançon et son directeur de cabinet.

Un peu plus tard dans la journée, trois autres personnalités politiques ont appelé au maintien de Christophe Castaner : Valérie Rossi, conseillère départementale PRG, Anne Truphème, conseillère départementale, et Joël Giraud, député PRG.« Nous demandons instamment qu’une liste de gauche et de forces de progrès soit déposée pour le deuxième tour des élections régionales en Paca, afin de permettre à nos idées d’exercer la fonction d’opposition, qui est une fonction essentielle à la démocratie, de représenter au sein de l’assemblée régionale nos valeurs et de porter la voix des électrices et électeurs qui nous ont fait confiance et qui étaient très nombreux dans le département des Hautes-Alpes. Selon nous, le retrait de notre liste n‘empêchera en rien la victoire du Front National dans notre région. Et un Front Républicain, notion peu opérante pour des élections régionales à la proportionnelle, a d’autant moins de sens que Les Républicains ( ex-UMP ) appellent au retrait de la gauche pour faire barrage au Front National alors qu’ils ne le pratiquent pas eux-mêmes »

Une pétition a été lancée en ligne (https://www.change.org/p/christophe-castaner-appel-urgent-et-solennel-%C3%A0-christophe-castaner-et-aux-listes-de-gauche-et-de-l-%C3%A9cologie). A 18h, elle n’avait recueilli que 308 signatures.

Jean-Marc Coppola (PCF) : « Je ne me résous pas à ce que la gauche soit absente de la Région pour les 6 années à venir »

De son côté, Jean-Marc Coppola, co-tête de liste (PCF-FDG) de la Région coopérative, estime que « ces résultats portent évidemment la marque du traumatisme post-13 novembre. Les attentats et l’instauration de l’état d’urgence ont renforcé le caractère national, imposant un climat sécuritaire et xénophobe. La peur et l’inquiétude ont largement été instrumentalisées en même temps qu’étaient marginalisés les enjeux régionaux du scrutin. »

« Dimanche, nos craintes se sont confirmées et le cauchemar d’une prise de pouvoir par le Front national a fait un pas de plus vers la réalité, atteignant un score à la hauteur des renoncements des gouvernements successifs depuis dix ans devant un capitalisme débridé et une économie financiarisée qui étouffe toute avancée sociale et démocratique », considère M. Coppola. « En décidant de se retirer de la course, le PS opte pour l’impuissance et la capitulation. Il prive ainsi les électrices et électeurs de la possibilité de choisir la voie du combat politique et de la résistance à l’extrême droite. Je ne me résous pas à ce que la gauche soit absente de la Région pour les 6 années à venir. Même si le temps nous est compté, pour mener le combat contre la droite et l’extrême droite, pour reconstruire un projet de gauche pour notre Région et pour notre pays, pour bâtir un nouvel espoir démocratique, la responsabilité et le courage politique m’encouragent à créer les conditions de ce rassemblement. »


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