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Guy Blanc Pascale Boyer

Elections de Gap 1 : Guy Blanc et Pascale Boyer revendiquent une « légitimité naturelle »

« Nous devons rejouer la partie avec à peu près les mêmes protagonistes » : Guy Blanc, auteur du recours qui a entraîné l’annulation du scrutin dans le canton de Gap 1 (centre-ville), donne le ton en évitant soigneusement de parler des deux binômes supplémentaires présentés par le PS et le Parti des Hautes-Alpes dans l’élection partielle du 24 janvier prochain. La candidature de Bernard Jaussaud et de Corinne Massot, investis par le PS? « On ne souhaite pas en parler », coupe Pascale Boyer, elle-même membre du PS. « Les Haut-Alpins méritent mieux que des disputes de parti et de chiffons. Ce qu’on souhaite, c’est travailler sur l’emploi, les solidarités… Les postures, les partis, les Haut-Alpins ne sont pas intéressés par ça. » Ce qui n’empêche pas Guy Blanc de considérer qu’on est « tombé bien bas. Les électeurs sont écœurés et ce sera dur de les mobiliser. »

Entourés de leurs suppléants, Annie Tanc, ancien agent immobilier à Gap, et Alexandre Dupont, investi dans le domaine du secourisme, Guy Blanc et Pascale Boyer soulignent que leurs « concurrents, ce sont le FN et la liste de droite, soutenue par Roger Didier ». Et ils se sentent « forts d’une légitimité naturelle, puisque nous étions investis par le PS en mars 2015 », et qu’ils bénéficient du soutien de la plupart des conseillers départementaux d’opposition ou encore de Joël Giraud, député PRG.

Ils dévoilent au passage que le PS n’était pas favorable au recours de Guy Blanc contre cette élection. Il faut dire que le Front national, qui était directement concerné par l’absence momentanée de ses bulletins dans un des cinq bureaux de vote, n’avait pas déposé de recours, mais que c’est bien sur cette seule base que le tribunal administration a annulé l’élection. « C’est surtout pour montrer le manque de sérieux dans la tenue des bureaux de vote, du fait de la réduction du nombre d’agents municipaux, que nous avons porté ce recours », justifie Mme Boyer.

Parmi les motivations exprimées par le binôme divers-gauche figure « la non-représentation de la gauche gapençaise au niveau du conseil départemental » et leur souhait de « rééquilibrer » l’assemblée départementale. Pascale Boyer prend l’exemple du transfert de l’Ehpad Bellevue à l’Adret, en soulignant que la majorité départementale a voté en faveur du projet… tout comme l’opposition. Dressant le bilan des huit mois écoulés, Mme Boyer observe par ailleurs que « Francis Zampa et Brigitte Gaudin ont voté la diminution des aides aux crèches, aux relais d’assistantes maternelles et aux animateurs de prévention ».

Les autres préoccupations de Guy Blanc, Pascale Boyer et de leurs suppléants portent pour l’essentiel sur des projets de la municipalité. Ils contestent ainsi le projet du parking de Bonne, notamment du fait des difficultés des accès, « alors que les gens ont des difficultés pour stationner dans le secteur de l’hôpital », observe M. Blanc. Le projet d’installer une maison médicale dans le futur Carré de l’Imprimerie laisse aussi le binôme songeur : « Pourquoi pas, mais qu’en est-il de Beauregard, qui est un désert médical? » interroge Guy Blanc. Le binôme demande encore une meilleure sécurisation des accès au collège Centre, s’inquiète de « la paupérisation du centre-ville au niveau des logements, des bâtiments et des commerces », de la « dégradation du service public », en citant l’exemple de la distribution du courrier à Gap… « On s’intéresse évidemment à ce qui se passe dans ce canton, même si ce n’est pas de la compétence du conseil départemental », argue Guy Blanc.


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