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(Photo présidence de la République)(Photo présidence de la République)

Prêtre égorgé près de Rouen : les réactions entre « horreur » et « nausée »

26 Juil 2016 - 15:09

[Mis à jour à 18h] Un prêtre de 85 ans est mort égorgé et une fidèle est entre la vie et la mort, après avoir été pris en otages par deux terroristes se réclamant de Daech, ce mardi matin, en pleine messe célébrée à l’église de Saint-Etienne-de-Rouvray, près de Rouen. Les deux assaillants ont été abattus par la police.

A la suite de ce nouvel attentat, les réactions des personnalités haut-alpines et provençales se succèdent.

Pour Arnaud Murgia, conseiller départemental et président de la fédération des Républicains, « frapper une Église, c’est frapper la France, son histoire et sa culture en plein coeur. Quand allons-nous faire la guerre et nous défendre contre ces ennemis de l’intérieur ? Cela ne peut plus continuer. J’adresse mon soutien à la communauté catholique en ce début de JMJ. Je saisirai le préfet des Hautes-Alpes pour connaître les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour assurer la protection de nos lieux de culte, puisque nous sommes menacés dans chaque petit bout de France. »

Jean-Michel Arnaud, maire de Tallard et président de l’association des maires des Hautes-Alpes, exprime sa « nausée ».

« Horreur, indignation, colère… Il n’y a pas de mots assez forts ! La tristesse est immense… Ne cédons pas, jamais ! », réagit Christophe Pierrel, cofondateur de Debout la Gauche et chef adjoint du cabinet du président de la République.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, qui se trouve à Cracovie, aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), se dit « bouleversé par les nouvelles venant de France ».

Le président du Département, Jean-Marie Bernard, fait part de sa « très grande tristesse. Plus que jamais, l’union doit être le maître-mot pour traverser cette triste période. »

Le député Joël Giraud voit dans ces faits « un symbole de plus de la barbarie de l’État islamique qui a décidé de mener une guerre totale contre celles et ceux qui refusent l’obscurantisme. En assassinant un prêtre de 85 ans, elle est aussi le symbole de la lâcheté complète de ses auteurs. Elle veut monter les Français les uns contre les autres. Il faut lui répondre par l’absence totale d’angélisme dans la riposte, notamment pour celles et ceux qui ont déjà démontré qu’ils voulaient rejoindre ce qu’ils pensent être leur guerre sainte. Mais aussi par l’arme de la fraternité à laquelle appelle au demeurant l’église catholique si injustement touchée.»

Christian Estrosi, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est « horrifié et révolté par ce drame ! Après cet acte ignoble, je veux exprimer tout mon soutien à l’église catholique et à toute la communauté chrétienne, alors que s’ouvrent les Journées mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Nous devons enfin prendre des mesures fortes pour protéger les Français ! »

La maire d’Embrun, Chantal Eyméoud, deuxième vice-présidente de la Région, observe que cette « barbarie dans une église est l’acte de fous furieux qui s’attaquent à des symboles, à des personnes qui vivent leur engagement dans la paix et la tolérance. C’est terrible ! »

« Ils tuent nos enfants, assassinent nos policiers et égorgent nos prêtres. Réveillez-vous ! » écrit, sur Twitter, Marion Maréchal-Le Pen, députée de Vaucluse et présidente du groupe FN au conseil régional.

Amaury Navarranne, conseiller régional FN et président de la fédération FN des Hautes-Alpes, considère que le prêtre a été « victime de l’‪‎islamisme‬ et du multiculturalisme. À travers ce prêtre-martyre, c’est la France fille aînée de l’Eglise et nos racines chrétiennes que visent nos ennemis. »

Pour le MoDem, qui « partage la souffrance de la communauté catholique », « les mots sont vains ». Stéphan Blondel, président du MoDem 05, cite Amin Maalouf : « Parce qu’ils ont une religion, ils se croient dispensés d’avoir une morale. »

Le père Charles Troesch, curé de l’Avance, annonce une messe ce mardi soir à 20h à l’église de Chorges : « Les forcenés ont agi pendant la messe. Le prêtre est mort. J’en ai marre. Ce sont tous les chrétiens qui sont touchés. On continue, on ne baisse pas les bras. On maintient. On avance. Nous déposerons des bougies. Nous sommes fiers d’être chrétiens. »


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